Textes divers de 1996 à 2002

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Liste de quelques textes de Didier Davoust de 1996 à 2002...

"C'était du temps où Paris était un Village..."

Par Didier DAVOUST

   C'était du temps où Paris était un village, où des artistes et des écrivains du monde entier y venaient pour écrire, créer, vivre..

  On pouvait par exemple voir Henri Miller fréquenter la Villa Seurat et y rencontrer Anals Nin, passer des soirées au Zeyer place d'Alésia... C'était le temps où l'inspiration filtrait partout... C'était le temps des petits cafés avec leurs habitués pittoresques, c'etait le temps de la vie de Bohême, des petits boulots faciles à trouver pour survivre, des petits hôtels pas chers...

  C'était le temps ou l'on pouvait prendre le temps de vivre... C'était le temps ou I'on pouvait exister...

  Paris a bien changé...Aujourd'hui Henri Miller ne se distinguerait en rien des SDF même s'il avait la force intérieure...

  Mener «la vie d'artiste» aujourd'hui devient un grand challenge!...Cela a toujours éte dur,...mais à notre epoque cela I'est encore plus...        .

  Tout un monde a été englouti... celui du temps où Paris était un village fréquente par les grands voyageurs de la créativité!... Malgré les épreuves qu'il rencontra en son temps,.. comment vivrait Henri Miller aujourd'hui,!...

  Pourtant ici et là quelques petits îlots de vie émergent,...de petites îles flottantes...un petit archipel...malgré le port aux rats il y a le petit port aux perles!...

« Albert et les épreuves de la vie »

(Didier Davoust avec la complicité de Claire Gabriele)

  Albert est un pèlerin de l'essentiel. Il a entrepris depuis longtemps un cheminement personnel pour arriver à son véritable ancrage / enracinement interne et externe, terrestre et céleste Albert a connu toutes sortes d'épreuves, a franchi des obstacles. A chaque fois, il a su tirer le positif du négatif, progressant dans la connaissance. Il a beaucoup appris en analysant et en dépassant les problèmes qui marquaient des étapes sur sa route. Il a connu toutes sortes de situations socio/professionnelles... Il a continué sa progression. Aujourd'hui, dans l'époque actuelle, Albert tire le bilan de ses expériences passées avant d'aller plus loin. Sans tout mélanger, avec discernement, il a compris que dans le vieux monde, mal assuré dans ses pilotis, tout se vaut... Partout, ce sont faux-semblants, recherche de l'inessentiel et que la vraie vie y est absente cornme disait Arthur Rimbaud. Cela donne espoir et espérance à Albert pour voir et aller plus loin ! Albert se dit également que tout un chacun est responsable de son état, et que tout être humain a toujours au fond de lui-même la source énergétique de Sens pour voir plus loin que la misère présente, que celle-ci soit matérielle, psychologique ou autre... Albert s'est pris en charge, allant au bout de lui-même pour atteindre la sagesse... Chaque jour il apprend à structurer ses journées, à suivre l'ordre du temps. Ainsi, il fait ce qu'il a à faire, où, comme et quand il doit le faire. Chaque jour, il accomplit sa tâche. Albert s'est relié à la source de sens et ainsi il progresse dans la connaissance et la co-re naissance. Par la communication / commune unie action, il se tire toujours d'affaire pour assurer ses moyens matériels. n est dans l'éthique qui permet d'obtenir les véritables richesses. Albert est un précurseur, un piormier d'une nouvelle époque dont l'aube / aurore s'est levée. Albert est un grand alchimiste: il sait toujours tirer le positif du négatif. Mais, à un autre niveau, il sait également que dans tout positi., il y a du négatif. Oui, Albert sait que jamais rien n'est véritablement acquis, et qu'il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers ! Albert sait que l'on reste toujours un apprenti ! Albert n'est ni pessimiste, ni optimiste. Il apprend à comprendre l'unité du positif et du négatif en chaque chose. Albert essaye de transmettre un sursaut salvateur menant à l'éveil chez les uns et les autres... Albert passe sans s'attarder outre mesure, sur la route de l'esentiel, du fondamental, du radical...

"Médisance/humour au "Rubis" , (La saucisse à José)

Par Didier DAVOUST

 

  Ce matin là, alors que je m'apprête à rentrer au "Rubis", ce saint troquet tenu par Mme Odette dans le deuxième arrondissement de Paris, mon pote "Michel Chapeau" (à ne pas confondre avec Michel Assurances, chez Mme Odette chaque client a son appellation contrôlée: Michel Chapeau porte un chapeau, et Michel Assurances travaillait dans une compagnie d'assurances, en ressortant et tout fort il me dit: "ça devient porno chez Mme Odette, je me casse"! !... Il est tout hilare. Est-ce du lard ou du cochon...?!... Je rentre... Il y a là Mme Micheline et Mme Odette en grande discussion..."qu'est ce qui se passe Mme Odette... Il paraît que vous avez monté un bordel dans votre café d'après Michel Chapeau ?!...", dis-je pour faire monter l'ambiance... "Monsieur Didier,... Avec Mme Micheline on parlait de la saucisse à José... Je vais manger la saucisse à José"... me répond Mme Odette... José est un maçon portugais, maintenant à la retraite, qui est reparti au Portugal. De temps en temps il revient à Paris, et passe chez Mme Odette comme au bon vieux temps où il y soutenait ferme le comptoir... Là, il est passé pour quelques jours à Paris, et bien sûr est passé voir Mme Odette... Avec sa saucisse... ! !..., qu'il a donnée à Mme Odette... Il a ramené une saucisse sèche du Portugal à Mme Odette, et celle-ci va se la déguster à son repas de midi... Que les mères de famille se rassurent, elles peuvent emmener leur progéniture au "Rubis", c'est un lieu fréquentable ! ! ...

“Chaque jour est un bon jour avec Mme de St-Michel “

(Didier Davoust avec la complicité de Claire Gabriele).

      Il y a bien un an et demi de cela, un mardi midi, j'allais rendre une visite de courtoisie à Mme de St-Michel -comme assez souvent- à l'association APTM (Association Pour les Travailleurs Migrants) dans le 12ème arrondissement de Paris. Je savourais par avance le thé et les petits gâteaux que nous allions prendre ensemble.

      Dans son bureau, Mme de St-Michel a affiché au mur une calligraphie de Mumon Roshi: « Chaque jour est un bon jour », avec les signes japonais au pinceau et la traduction française.

      Ce jour, Mme de St-Michel a le visage tout tuméfié... « Eugénie, que se passe-t-il, tu t'es faite agresser  » lui demandai je. « Non Didier ... C'est de ma faute... J'avais laissé les tiroirs de mon bureau ouverts, et dans ma précipitation, en me levant, pour appeler quelqu'un qui passait dans le couloir, j'ai buté dehors et je suis tombée. .. Cela m'apprendra à faire attention la prochaine fois, à être moins distraite... Aujourd'hui, j'ai appris quelque chose... » me répond Mme de St-Michel. « Eugénie, tu as su tirer le négatif du positif. . . chaque jour est un bon jour, nos épreuves sont édifiantes » ai je rajouté . « Exactement Didier, chaque jour est un bon jour. . . Je n'ai 'à m'en prendre à rrioi-même d'avoir été distraite. . . » me répondit Mme de St-Michel.

      Ce jour-là, Mme de St-Michel et moi-même avons continué à deviser su les épreuves de la vie, comme d'habitude devant des tasses de thé chaud et des petits gâteaux secs...

Oui, chaque jour est un bon jour avec Mme de St-Michel !

REFLEXION

Une nouvelle écologie spirituelle

 Didier DAVOUST

      Consommer véritablement, plutôt que de gaspiller... Avec le cœur/chœur et l'Esprit, savoir user des bienfaits techno-scientifiques pour l'épanouissement de tous.       Pour ce, se sortir des ornières des vieux modes de pensée archaques... Trouver un nouvel équilibre psycho / spirituel / physique / métaphysique / social / individuel / collectif / particulier / universel... La véritable écologie concerne tous les domaines, tous les secteurs de la vie... Elle s'enracine dans ce que nous pourrions appeler la dimension spirituelle incarnée. (Cela n'a rien à voir avec le spiritualisme). Parlons d'écologie spirituelle avec le véritable lien d'accès à la connaissance, à l'ETHIQUE. Ainsi, avec l'abondance partagée, tant des biens matériels que de ceux immatériels, nous pourrons nous livrer au ré-enchantement du monde, donner et recevoir en tous domaines, à tous niveaux. . . Pour ce, ne soyons plus SDF de notre être profond... Soyons pleinement en possession de notre être. Vainquons toutes les pollutions mentales, physiques, sociales... dues au non-lien, au non-sens, au contre-sens... Au quotidien, livrons-nous à la nouvelle édification et sachons payer le prix à ce propos... Sachons effectuer le choix entre l'essentiel et l'inessentiel... Ne gaspillons plus notre énergie dans le négatif; affranchissons-nous de tous les cultes d'auto-destruction ! Sortons de l'entropie !... Plutôt que de gaspiller, développons les véritables richesse, pour l'épanouissement individuel et collectif au niveau planétaire... Trouvons notre véritable énergétique... Ne gaspillons plus notre vie, « écologisons » globalement au quotidien !

(Texte écrit par Didier Davoust avec la complicité de Claire Gabriele)

“Créer son activité”

Didier DAVOUST - 27 Février 1996

Tout un chacun, qu'il soit en activité ou non, doit trouver son pôle d'excellence, trouver sa voie personnelle, pour espérer vivre dans notre monde mutant. A tout un chacun de s'interroger, de suivre son cheminement personnel, de faire reculer les contraintes de la réalité objective pour développer une autre présence au monde dans les champs professionnels, intellectuels, et autres de la vie. Peu importe la situation présente de tout un chacun: en activité ou non. Il n'est jamais trop tard pour reprendre son destin en main. Avant tout un projet / pro-jet... Bien sûr, il y a les cadres légaux, relevant plus du règlement que de la Loi. Il faut faire avec: les schémas de communication doivent l'emporter sur les schémas légaux réifiés déconnectés de la Loi qui donne la Légitimité. Avant tout, il faut développer le partenariat, la communication / commune unie action... Peu importe le statut juridique: salarié, entrepreneur individuel, dirigeant de société. .. Ceci n'a aucune importance fondamentale et relève de la stratégie juridico / fiscale / sociale / comptable / ... Tout un chacun doit développer sa liberté et sa responsabilité, développer l'esprit de partenariat et non celui d'assistanat. Bien sur, ceci remet beaucoup de choses en question dans le vieux monde, qui fonctionne encore sur des modèles archaïques. L'individuel et le collectif articulés, harmonisés doivent permettre concrètement  principalement au niveau financier - de créer son activité autonome par tout un chacun. Créer son activité demande de s'interroger sur ses rapports à l'autre, comme même et autre que soi-même. C'est-à-dire que la communication est à inventer dans le concret, et que tout d'abord elle nécessite un désenclavement individuel, organisationnel, institutionnel. Il faut dépasser le clivage marchand / non marchand qui renvoie à des problèmes relevant de la psychologie des profondeurs ! (Confusion entre refoulement et sublimation). Il faut aimer son activité par delà tout fétichisme et penser à en vivre par delà tout esprit mercanti ! Toute activité doit être créatrice, innovante. Créer son activité nécessite de prendre la route de la recherche de soi-même, puis celle de la réalisation de soi-même.

« Qui a l'espoir... »

Didier DAVOUST - 7 Mars 1996

Qui a l'espoir, qui a trouvé son pôle d'excellence marchera avec confiance malgré les difficultés. Sur la route, il trouvera toujours les moyens de s'en tirer malgré la dureté de l'époque actuelle. Mais ceci n'est pas d'emblée donné et est le fruit d'une longue et douloureuse queste. La crise actuelle et toutes ses implications et conséquences doivent amener à entreprendre celle-ci, à travailler la recherche de soi pour déboucher sur la réalisation de soi-même. Ceci peut paraître insurmontable dans notre monde de la désolation, mais pourtant tout un chacun, spécifiquement possède les ressources pour s'en sortir, quitter l'ornière où il s'est embourbé. Il y a toujours moyen d'aller plus loin, de voir de nouveaux horizons. Qui a l'espoir, peut assumer toutes les situations, même les plus désespérées. En effet, il sait se situer en tous domaines, à tous niveaux. Sans nihilisme il sait relativiser les choses, être patient, gérer le temps, comprendre l'hypercomplexité,..., il est dans l'unité différenciée et est relié à la globalité, ce qui lui permet de comprendre la tâche spécifique qu'il a à accomplir par delà les subjectivismes et objectivismes. Qui a l'espoir sait communiquer, se déplacer dans les différents espaces temps internes et externes individuels, organisationnels, institutionnels. Qui a l'espoir peut partir à leur reconquête.

Monde de la désolation

Didier DAVOUST - 9 Mars 1996

Nous vivons un monde de la désolation. Partout la vraie vie est absente, la dimension humaine enfouie, ignorée. Ce sont les temps du plus grand désespoir et pourtant, également, ceux du plus grand espoir. Au milieu du nihilisme, de l'intensification de la danse de Kali, de la destruction, il faut oeuvrer pour la construction, pour la régénération. Sur des bases solides, il va falloir dévellopper progressivement la vie en toute lucidité, par-delà les vieilles idées quant au principe de réalité et celui de plaisir. Nous vivons un monde de la désolation qui a soif d'amour, d'échange et d'amitié. Bien sûr, ceci prendra du temps pour se développper, se généraliser. Mais il est grand temps en ce premier trimestre 96 de déboucher sur cette perspective. Il n'est plus pertinent d'attendre... on ne sait quoi!!... Il faut oser se lancer, rencontrer les gens adéquats à cet effet. Ceci nécessite de gros efforts pour les uns et les autres qui risquent d'être pris à contre-pied quant à l'ampleur de la tâche à entreprendre. Beaucoup risquent de se complaire dans le nihilisme, dans la non-vie, n'allant pas au bout de la remise en question fondamentale. A ce monde de la désolation, il faut substituer un monde de la résurrection.

“Les grandes idées passeront...”

Didier DAVOUST - 29 Juillet 1996

Les grandes idées passeront par la force des choses... Partout, c'est le désarroi principalement quant aux problèmes de l'emploi, du chômage. Ici et là certains commencent de s'apercevoir que ce que l'on appelle la crise actuelle est en fait une mutation de société... au niveau planétaire. C'est une remise en cause globale / totale qu'il faut effectuer... mais peu sont prêts à cela. En attendant le broyage / concassage continue, s'accentue. Selon le rythme de l'Ordre du Temps, le dévoilement s'effectuera. Les grandes idées passeront malgré tout ! ! ... Mais ce sera dur, en France nous nous heurtons au collectivisme hitlérien technocratique bureaucratique réductionniste... La société française est totalitaire et c'est là que se joue le destin planétaire de la nouvelle et ancienne humanités. Il faut faire émerger le nouveau stade d'évolution de l'Humanité. .. Ce sera / c'est l'œuvre de pionniers qui à terme doivent occuper tous les espaces / temps extérieurs. Il faut que le malheur s'accentue pour que la prise de conscience s'effectue, et nous n'y pouvons rien ! !... Nous devons accepter les contraintes de notre Temps... C'est le prix de la Liberté que nous devons payer. Nous devons continuer et développer notre œuvre d'innovation / anticipation iconoclaste !... A terme, les nouvelles idées passeront, malgré les difficultés présentes. Tous les tenants des différents pouvoirs commencent d'entrevoir les limites de ceux-ci ! !... Ils paieront... et rembourseront avec intérêts composés ce qu'ils ont volé, usurpé ! Les grandes idées passeront...

“Père / Mère, Monothéisme / Polythéisme ...”

Didier DAVOUST -  27 novembre 1997

 Pour l'heure les sociétés monothéistes patriarcales l'ont emporté économiquement sur les sociétés matriarcales polythéistes...

 Les premières amènent à la délocalisation, les secondes sont attachées à la Terre.

 Mais rien n'est purement patriarcal, ou matriarcal... déjà au niveau du refoulement. Les deux principes sont toujours là, I'un dominant l'autre.

 Au niveau historique on a oscillé entre ces deux pôles, on n'a jamais pu les équilibrer... On se meut dans cette circularité, cette répétition.

 Il y aurait pourtant une autre perspective (r)évolutionnaire... A la base sortons de la contradiction conflictuelle entre les deux sexes, pour développer à ce propos une logique de la différence-complémentarité.

 Beaucoup, dans nos sociétés occidentales se croient (r)évolutionnaires car ils régressent à la mère... c'est un leurre. Ils restent [pris ?] dans la problématique d'aliénation... Ils régressent à un fétichisme de la matière, à la consommation incestueuse / œdipienne...

 De toutes manières toutes les sociétés existantes quelles qu'elles soient restent engluées dans l inceste... c'est-à-dire dans la non-reconnaissance fusionnelle ou séparationnelle de l'autre... ... ce que l'on a appelé en psychanalyse "la castration" n'a pas toujours été compris !

 Partout, c'est psychodrame familial... Economique, sexuel, religieux, culturel, ..., renvoient à cela... C’est toujours un lien métonymique qui prévaut...

Pensons au nouveau lien harmonieux...

« Dans l'Histoire... »

Didier DAVOUST -  4 décembre 1997

 Dans l'Histoire, I'extérieur s'est coupé de l'interne. Ceci a donné les métonymies de l' extériorisation et de l'intériorisation.

 La dialectique, la rhétorique, la polémique, ... sans fin développent les joutes contradictoires. . Tout cela est sophistique.

 Dans l'histoire l'être humain s'est affranchi d'une dimension originaire dite divine, tout en voulant y retourner. Ce refoulement donne les délires sanglants messianiques révolutionnaires.

 Dans l'histoire toutes les métonymies se sont déroulées... Il faut maintenant les réharmoniser au sein d'une globalité multidimensionnelle.

 Dans l'Histoire nous avons eu le clivage entre l'affect et le concept, I'instinct et la raison, le masculin et le fëminin, le patriarcat et le matriarcat, le polythéisme et le monothéisme, ..., le capital et le travail, I'art et la science, I'Etat et la société civile, la culture et la nature..., etc... Ie principe harmonisateur hermésien fut absent.

 Dans l'Histoire nous avons eu la partielité, donc la partialité !

 Dans l'Histoire nous avons eu toutes les aberrations.

 L'Histoire doit être repositionnée à partir de l'éthique. L'anthropologie sociale sur fond his torique fut l'une des aberrations de ce dernier quart de siècle.  

“Le monde fonctionne sans que nous soyons nés...” 

Didier DAVOUST- 5 décembre 1997

Le monde fonctionne sans que nous soyons nés. Nous avons un phénomène de civilastion fétichiste religieux sacrificiel. La techno-science est prise dans la croyance religieuse.  La subjectivité et l'intersubjectivité sont toujours barrées, forcloses.

 La civilisation devient planétaire, c'est l'aboutissement de l'unité totalitaire. Aussi, avons nous à positionner une nouvelle unité ouverte. Comme nous l'avons écrit par ailleurs ça renvoie aux grands problèmes fondamentaux, essentiels.  Ces temps que nous vivons sont ceux de l'avènement, de l'émergence, de la naissance / co naissance / re-naissance.  Le monde fonctionne sans que nous soyons nés. Il ponctionne...

 Tous les grands textes, tous les grands créatifs en sont arrivés à cette conclusion, à cette constatation... que nous avons à repositionner pour aller plus loin.  Tout est écartelé, démembré, désarticulé, fragmenté... au sein de cette unité totalitaire qu'est le monde, que sont ses conceptions. Une nouvelle unité est à promouvoir. Comme nous l'avons écrit par ailleurs cela renvoie au religieu, à ce qu'il occulte, à ce qu'il barre.  Jusqu'alors nous avons été les spectateurs d'une vie qui nous échappe, qui nous est étrangère. Nous sommes maintenant au pied, au seuil de nous-mêmes.

“Le fétichisme... “

 Didier DAVOUST - 26 décembre 1997

Le fétichisme imprègne toutes les fibres de l'être humain. Celui-ci fétichise ses différentes activités,

il les divinise... Il réifie tout...

Il est en adoration devant ses objectivisations. Fétichisme et narcissisme sont deu faces de la même médaille.

Il matérialise, il paterialise... L’être humain n'a toujours pas dépasse le stade de papa I maman / pipi I caca ! ! . . .

C'est l'adoration de sa propre image... c'est le rapport à l'autre et à soi barré...

Le Fétichisme imprègne toutes les sphères de la vie

sociale/professionnelle/politique/économique/affective/intellectuelle...

Partout c'est cohorte de croyants fétichistes... Partout c'est l'archaïsme totémique sacrificiel fétichiste...

 Karl Marx avait écrit sur le fétichisme de la marchandise... Soyons encore plus radicaux, dénonçons les bases religieuses du fétichisme !...

Brûlons tous les fétichismes... ouvrons-nous à la dimension du vivant, de l'Etre, de l'énergétique...

 Les recherches sur le fétichisme ne font que commencer !...

« Purification et enfantement dans la douleur »

Didier DAVOUST - 31 décembre 1997

 “Nous vivons une époque de purification et d'enfantement dans la douleur” disait en 1991 le Frère Marc de l'Abbaye Cistercienne de ND de Timadeur, de Bréhan, dans le Morbihan...

 “Ah, ... ces moines de l'Extrême-Occident” comme dit M. Patrick Lequet, chercheur en sciences religieuses.

 Ceci demanderait à être développé, et le sera dans des écrits ultérieurs...

 A Cimiez - quartier de Nice - dans l'Église du Monastère Franciscain on peut lire un tecte de Xavier Emmanuelli qui y est affiché... citons ce passage: “Il sait le vieil homme [le pape ean-Paul II] qu'il lui est donné de contempler les prémices de l'Apocalypse...”...

 Oui, nous vivons bien les débuts de l'Apocalypse. . Ie dévoilement... I'ombre et la lumière face à face... "Satan" le maître du monde apparaissant en plein jour...: le dévoilement du non-sens...

 Dans la douleur de l'enfantement c'est l'émergence de la subjectivité et de I ' intersubjectivité. . .

 Marcher sur l'eau du déluge... surfer sur la déferlante !...

 Là-bas, dans le Morbihan, le Frère Marc qui aura assuré le passage du religieux au spirituel... L'Apôtre Marc, n'était-il pas celui de la communication ?...

« Présence au monde / Mise en retrait »

Didier DAVOUST- 13Janvier 1998

Nous sommes émergés/immergés dans le monde. Nous nous y trouvons en situation. Nous sommes obligés de prendre en compte la réalité des choses, suivre une évolution... Il nous fut être au courant de l'état du monde... mais, tout en y étant présent, nous devons en être en retrait... savoir nous préserver... Il faut savoir garder ses distances, sans être coupés des réalités.

 Présence dans / hors du monde...

Spécifiquement, ici et là, introduire des germes, des graines d'innovation.

 Rencontrer des gens est important, mais savoir garder ses distances, la proximité n'étant pas la promiscuité.

 Le monde nous imprègne, et nous imprégnons le monde. On ne peut s'en abstraire, mais nous ne sommes pas condamnés à nous y perdre...

 Il faut briser l'implicite, I'indivision fusionnelle, et faire émerger le sens de la différencia tion. La différenciation permet d'articuler fusion et séparation, individuel et collectif...

 Aujourd'hui, tout en développant sa parole spécifique, tout un chacun doit repositionner la globalité, la Loi. Tout un chacun est Titan I démiurge / messie... dans la dimension de l'Esprit.

 Redécouvrir le sens I la parole prophétiques...

« Les grands livres.. »

Didier DAVOUST- 14 janvier 1998

   Les grands livres, tels que la Bible par exemplej renvoient à la grande dimension syrnbolique de la psychologie des profondeurs (sans psychologisme). Paul Dieb avait bien compris cela.

 Ils ont été mal lus, mal compris... Ceci repose entre autres le problème du langage, de l’écriture, de la communication.

 Les grands livres renvoient au grand imaginaire (qui n'est ni l'illusoire, ni l'irréel, ni le phantasmatique... )

 Les grands livres demandent à être compris dans notre monde de déréliction. Ils sont un barrage contre la barbarie.

 Les grands livres attendent leur lecture, que l'on en pénètre le sens..., mais ne pas oublier qu'ils sont issus du grand livre que nous avons tous écrit au plus profond de nous-mêmes...

 Nous avons tous "le Temple intérieur / portatif" c'est-à-dire la dimension symbolique imaginaire du Verbe incarné (Cf. Ie sens christique).

 Les grands livres sont devenus énigmatiques au cours des siècles... Nous sommes condamnés à les redécouvrir, à les réécrire... si nous voulons vivre.

 Les grands livres renvoient à la con(n)aissance/co-naissance/re naissance.

« A propos de Dieu » 

Didier DAVOUST- 14 janvier 1998

 La notion de "Dieu" a été mise a toutes les sauces... On a eu des églises, des athés,... tous ont voulu amener leurs lumières... Dans le monothéisme on parle de principe créateur... Qu'est-ce à dire ?

 Il est dit également que Dieu est amour ... Ça renverrait à une énergie que nous avons en nous... si nous savons la trouver et suivre la Loi... de prohibition de l'inceste...

 Le mystère de Dieu serait celui de l'être hurnain, dépositaire d'une énergie fondamentale... dont il s'est détourné.

 Nous avons la source énergétique en nous... Nous avons la dimension éthique érotique métaphysique.

 La notion de "Dieu" est au-delà de toutes les représentations. Il n'y a pas de nom à fétichiser.

 Partout, c'est totémisme, fétichisme, idolâtrie... Le religieux n'a pas rendu service à la notion de "Dieu" ! !. .

 Ceux qui ont pourfendu la notion de "Dieu" ne nous ont toujours pas dit ce que serait une organisation sociale d'équité... Ils sont restés dans la négativité du nihilisme... nihilisme présent déjà chez les religieux.

 Face à la montée de la barbarie sous ses différentes formes - l'intégrisme religieux en est un aspect- il faut réinterroger cette notion de "Dieu", accomplir le cheminement qui mène l'Homme à lui-même...

“Choc du réel “

Didier DAVOUST - 19 janvier 1998

   Pour tout le monde aujourd'hui c'est le choc du réel... La crise actuelle introduit à cela.

 Ainsi, celui qui a été exclu de l’activité sociale ne peut se réinsérer immédiatement. Il lui faut une période d'adaptation, d’apprentissage En effet, tous ses problèmes psycho / familiaux, / affectifs resurgissent... et il ne peut reprendre une activité s'il n'a pas réglé ceux-ci, s'il n'a pas effectué certains deuils, s'il ne s'est pas réconcilié avec son passé.

 Dans le cas contraire, ce sera le choc du réel...

 En quelque sorte, cette ré-adaptation est une résurrection, le passage à une autre conception de la vie, une re-naissance.

 Outre les exclus du système socio-économique, tout un chacun est concerné par cela... en effet, c'est la dimension humaine dans sa globalité qui a été exclue. La crise met à jour le non-sens du monde existant... C'est le choc du réel pour tous... même si la plupart continuent leur fuite en avant... jusqu'à quand ?!...

 Il faut un nouveau paradigme social, politique, économique, spirituel, métaphysique, etc. Il faut passer à un nouveau stade de conscience...

 Choc du prése(n)t, choc du réel !...

 Parlons de conversion spirituelle, de mort et de renaissance symboliques. C'est là le passage du non-sens au sens.

 Il faut penser maintenant clairement le passage à une nouvelle civilisation !...

“ Loi du Père...”

 Didier DAVOUST - 20 janvier 1998

 Repositionner la Loi... du Père Ceci n a rien à voir avec le Patriarcat. Ni le Père, ni la Mère ne doivent chacun occuper tout le champ. Ils sont complémentaires.

 Depuis 1968 et la contre-culture nord américaine, il y a eu un déplacement, le Père tout puissant a éte réduit à néant, et l'aspect maternel occupe toute la place. Ce fut le retour du refoulé.

 La Loi du Père conduit à la séparation. Il faut harmoniser fusion et séparation.

 La loi du Père c'est la castration qui n'est que la perte d'un objet symbolique. La castration assure l'inter-génération, c'est-à-dire le principe de filiation qui s'accompagne de ceux d'initiation et de transmission.

 La Loi du Père introduit à la différenciation: source de complémentarité. Sans Loi du Père c'est l'indifférencié fusionnel, totalitaire, concentrationnaire.

 Repositionner le principe de la Loi du Père, ce n'est pas être dans la problématique du culte du chef du fascisme. Certes non ! Celui-ci est issu du meurtre du Père, il est partie intégrante

“Absence / Présence “

Didier DAVOUST - 20 janvier 1998

C'est l'époque de la grande Absence/Présence. C'est une époque de gestation, d'intériorisation. Le vieux monde est désuet, le nouveau ne resplendit pas encore. C'est l'époque de l'éloignement et de la proximité. Le monde a perdu son sens, pourtant l'Esprit souffle. Chacun doit entreprendre un cheminement, trouver un défi fondamental et l'accomplir. Il n'y a plus de repères extérieurs... Il faut chercher au plus profond de soi-même. C'est le resplendissement de l'éradication et la mise en place d'un nouveau lien. C'est l'époque de la grande exclusion et celle de la grande installation. Le sens est absent et bien présent ! Tout est là, mais la plupart ne savent pas encore voir l La prise de conscience s'effectue progressivement. L'être humain est encre absent à ce qui est bien présent. Resplendissement du nihilisme, et nouvelles lumières... Présence/Absence: repositionnement... Absence/Présence: passage d'un monde à un autre, une grande rupture, une émergence pro gressive et évolutive...

« Interdit, licence et liberté »

Didier DAVOUST- 20 janvier 1998

 On sait que l'interdit structure un groupe, une société. Le monde actuel est le resplendlssement de la perversion, c est la transgression permanente des interdits. Notre société n'est pas une société sans interdits mais une société de la transgression des interdits. Y règne la licence et non point la liberté !

 Dans l’ancienne conception religieuse, dont le monothéisme inaccompli est la phase la plus évoluée, c'est l'ordre moral, issu de l'ordre religieux qui règne. Il y a le bien et le mal, les interdits. Pensons au principe de castration mal compris, qui conduit à l'inaccessibilité de la matière, de la mère... De même Dieu le Père est relégué dans les arrières-mondes. Si nous parlons psychologie, c'est le règne du refoulement. Les véritables problèmes ne sont pas réglés, la différence des sexes n'est pas prise en compte.

 Si nous sortons de l'ordre moral et de son envers l'immoralisme, nous abordons l'éthique, basée sur la résolution des principes fondamentaux, sur l'accession au réel, à la véritable nature-essence" des choses.

 La, il n'y a plus d'interdit, car rien ne s'y fait n'importe comment mais conformément à sa finalité, à sa différence... C'est le règne de la Loi, de la Liberté... Ce n'est pas le totalitarisme. Celui-ci est issu de la licence, de l'ordre moral. Il est antinomique avec la véritable liberté fondée par l'éthique, le spirituel, la métaphysique.

 Une société sans interdit est une société où la différence / complémentarité des sexes est pleinement assumée.

 Celui qui a la cormaissance assume le réel... Il n'a même plus à choisir entre le bien et le mal, il fait le bien, car il a atteint la sagesse. Il a percé le mystère des choses à la suite d'un long cheminement.

Le monde des faux savoirs est celui des interdits et de leur transgression.

Celui qui a compris la logique de la vie, assume la vie... Bien sûr, il y a un choix à effectuer à un moment entre la vie et Ia mort... Dans les deux cas on ne peut revenir en arrière..: Ceci à partir d'un certain stade.

Toute éducation véritable est un apprentissage de la liberté, c'est-à-dire de l'épanouissement personnel. 

« Unité »

Didier DAVOUST -  21 janvier 1998

On a entendu de la part de certains qui contestent le système socio/économique existant: « Unité dans l'action... ». La révolte des chômeurs et des exclus met en avant une idée de re distribution des richesses donc d'unité de condition... L'unité s'opposerait à la dualité. La dualité serait une différence source de misères, de conflits, de contradictions, de frustrations.

 Tout le monde voudrait l'unité, l’unicité. L'égalité n'est-elle pas unité ?

 Mais dualité n'est pas différencié. Les revendications que nous entendons sont un désir inconscient de retour à l'unité indifférenciée, au grand tout fusionnel indifférencié.

 Les religieux aussi recherchent l’unité, la fusion avec l'un/tout.

 Mais la vie n'est-elle pas différenciation ? N'y a-t-il pas une unité incluant l'altérité source de complémentarité ?

 La véritable unité n'est pas retour à l'origine indifférenciée. Ce n'est pas l'unité avec le dou ble perdu dont nous parle Platon dans "Le banquet". Comme nous l'avons déjà écrit par ailleurs, il y a unité et unité ! La véritable unité n'est pas totalitarisme.

 La symbolique du christianisme perrnet dè comprendre cela.

 L'être humain est dans la dualité. Celle-ci est mise en exergue par le monothéisme inaccompli.

 L'être humain est multidimensionnel, il est dans l'éternité et dans la durée. L'Histoire fut dualité, diaspora, exode, exil.

 En tous domaines, à tous niveaux, I'être humain doit trouver l'unité différenciée. Ceci ren voie à la problématique de la différenciation/différence des sexes qui est le passage à un autre niveau que celui de l'indifférencié originaire.

 Une société est une quand les différences conduisent à la coopération des différents acteurs sociaux, quand intérêts particuliers et général sont harmonisés.

 Le problème de l'unité concerne les niveaux spirituel, métaphysique, sexuel, social, politique, etc. C'est le vieux problème de la philosophie grecque de l'un et du multiple... qui sont deux niveaux complémentaires et non antagonistes.

 Mais on a perdu l'unité... ou plutôt on a quitté une unité indifférenciée, et l'on s'est arrêté à mi-chemin d'une nouvelle unité différenciée.

 Le passage à cette dernière est l'enjeu des temps actuels. Peu en sont encore conscients, et régressent vers une unité indifférenciée.

 Une unité a été perdue, une nouvelle est à gagner !

 

« Suivre le processus »

Didier DAVOUST - 24 janvier 1998

 Suivre le processus: les choses se dévoilent progressivement et évolutivement... Se repositionner sur les réalités existantes, mettre en mouvement... au fur et à mesure le sens émerge, ça rebondit, la communication / commune unie action s'établit...

Il ne s'agit pas d'amener des solutions toutes faites... mais d'amener l'ouverture, I'émergence de la parole, du désir... Il faut bien suivre l'ordre du Temps...

 Au fur et mesure le fil apparaît..., le fil conducteur... nous retrouvons notre chemin dans le labyrinthe.. .

 Il faut avancer et résoudre les énigmes que nous trouvons sur notre route... il faut mener "combats de chevalerie"... suivre le cheminement initiatique...

 Les questions émergent en fonction de notre avancement... Ies questions et les réponses...

 Il ne faut pas griller les étapes... l'Esprit se dévoile progressivement et évolutivement selon le processus de con(n)aissance / co-naissance / re-naissance...

 Au fur et à mesure nous édifions, nous construisons dans l'inteme et dans l'exteme en tous domaines, à tous niveaux. Ayons confiance, chaque jour le sens se dévoile, chaque jour notre œuvre se développe...

 Avoir les perspectives et suivre le processus pour l'incarnation concrète...

 La vie s'invente par la participation active de tous les acteurs... nous avons à réaménager les réalités existantes. Celles-ci donnent des matériaux, des matières premières à façonner, ... de la pierre brute à la pierre polie...

“ETHIQUE, DELINQUANCE, MALADIE MENTALE”

Didier DAVOUST - 24 Mars 2002

L'éthique de la co-re-naissance au bien et au mal avec l'arbre de vie symbolisé par la croix.

Quelle différence existe-t-il entre le délinquant et le malade mental ? Un être humain sain/saint d'esprit peut-il choisir en toute conscience, en toute connaissance de cause de faire le mal plutôt que le bien ?

Cette question est importante dans le contexte actuel où beaucoup de malades mentaux se retrouvent en prison du fait d'actes délictueux ou criminels et de celui de la remise en questions de l'existence des hôpitaux psychiatriques. Où commence et où s'arrête la maladie mentale, où commence et où s'arrête l'acte délinquant.

Il faut reposer ces questions dans le cadre de l'époque actuelle.

Dans le vieux monde d'où l'éthique est absente tout un chacun n'y est-il pas en quelque sorte quelque Part délinquant, quelque peu malade mental à des degrés, des niveaux divers ?...

Avec le lien éthique interrogeons-nous sur l'anormalité délinquante et sur l'anormalité de la maladie mentale. Interrogeons le rapport à la loi accomplie dans un cas comme dans l'autre. Dans la société existante maladie mentale et délinquance sont le plus souvent confusionnées.

C'est avec l'éthique que nous pouvons aborder et résoudre ces problèmes relevant de l'anthropologie dogmatique/normative.

Quelle est la véritable normalité humaine ? Repensons au libre arbitre.