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Bilan (Didier Davoust - 02/10/95) Ce que nous avons fait les uns
et les autres jusqu'alors, ne nous donne que le droit / devoir de tout
continuer, recommencer à un autre stade / niveau ! ! . . . Rien
n'est acquis, que ce soit aux niveaux intellectuel, professionnel, affectif,
ou autres... rien ! Ce qui était considéré comme
un point d'arrivé, 'est en fait qu'un nouveau point de départ
! Tel est le sens des évènements de 94/95... Nous avons
à connaître une nouvelle génèse / jeunesse
! Rien n'est acquis. tout est à envisager ! Il va falloir faire
preuve de créativité, d'invention. . . s'aventurer là
ou nul n'est encore allé, accoster "ces nouvelles terres en
vue dont parlait Elie Faure, "habiter ce nouveau territoire de l'être"
qu'avait pressenti Holderlin. .. Ayons courage, que tout un chacun se
dise comrne Henry. Miller en son temps: "J'suis pas plus con qu'un
autre" ! ! Henry Miller, Blaise Cendrars, Gaston Leval, Jack Kerouac,
St-Pol Roux, peuvent nous être de bons guides en cette tâche..
. ,eux qui en leurs temps respectifs ont posé les jalons, balisé
cette route. Il est vrai que nous vivons une ambiance "Meilleur des
Mondes" d'A. Huxley, mais, qui n'avancera pas stagnera, coulera !
. . Plutôt qu'un bilan de liquidation, il faut établir un
bilan prévisionnel ! "Une époque en enfer" se
termine, maintenant il va falloir promouvoir un nouveau dire et un nouveau
faire, et se lancer dans la grande aventure de l'invention de la vie.
Ce n'est pas d'un depôt de bilan dont il s'agit ! ! . . .
" Se sortir de la précarité " (Didier DAVOUST
- 09/03/96) La précarité imprègne la réalité
psycnique, économique, culturelle, intellectuelle, des uns et des
autres. Elle est inscrite dans les bases / fondements du monde existant.
Celui-ci est livré à l'errance, à la déconnexion,
à la décomposition. Il a perdu son sens, il a oublié
sa finalité. Ceci a été dit et écrit il y
a bien longtemps. Il n'est pas porteur de vie et d'espoir. Se sortir de
la précarité, c'est inventer la vie dans sa globalité
sur des bases solides et durables. C'est oser affronter tous les démons
intérieurs et extérieurs et se frayer un chemin dans l'état
de choses existant. Pour se sortir de la précarité, il faut
avoir développé son souffle source de communication. Partout
il y a quelque chose à faire, quelqu'un à rencontrer, un
combat à mener. Quelle que soit leurs situations, pour l'heure,
les gens sont des assistés économiques, ou métaphysiques,
ou culturels, ou autres... Nul n'a établi le lien fondamental en
différents domaines, nul n'a coupé le cordon ombilical.
Se sortir de la précarité: une tâche d'époque
pour les uns et les autres.
" Psychanalyse et spiritualité " (Didier DAVOUST -
02/05/96) On a reproché à Freud de ne pas avoir aborder
la psychologie, la sexualité féminines. En outre Freud était
un homme... comment aurait-il pu parler pour l'autre sexe ? ! A notre
avis la psychanalyse renvoie quelque part à l'indifférencié
sexuel, à l'ancienne alliance judaïque (Nous ne disons pas
que c'est une science juive). Ce fut une étape nécessaire
importante. Le mérite de Freud fut d'avoir mis sur la place publique
des problèmes tabous. Freud à juste titre a critiqué
les religions, mais il a buté sur l'éthique énergétique
spirituelle, a nous de continuer cette tâche. La psychanalyse n'a
pas dépassé l'ancienne problématique du monothéisme
inaccompli à mi chemin. Elle n'a pu déterminer la différenciation,
la différence complémentaire de l'Homme et de la Femme,
le passage de la bisexualité indifférenciée incestueuse
à la véritable hétérosexualité. D'où
les ambigultés où se sont complues les différentes
chapelles analytiques de ce dernier quart de siècle. Les lacaniens
ne sont pas exempts de ces critiques ! La psychanalyse a remis sur la
voie de la recherche intérieure, de la connaissance de soi. Elle
a montré la complexité du psychisme humain, elle a amené
à repositionner la Loi de prohibition de l'inceste, même
si elle n'a pas abouti à une éthique énergétique,
si elle est restée dans la problématique du refoulement
en s'arrêtant au seuil de celle de la sublimation. Mais Freud ne
disait-il pas que la psychanalyse n'était qu'une étape transitoire
? ! A nous de continuer les recherches à un autre stade / niveau,
par delà la croyance analytique. A nous de nous interroger sur
un nouveau lien, par delà l'hystérie religieuse habituelle.
" Opportunités pour créer son activité "
(Didier Davoust - 04/03/96) Nous vivons une époque charnière
de mutation, de transformation à tous niveaux au niveau planétaire.
Le vieux monde continue de fonctionner, mais il doit accoucher d'un nouveau
qui saura conjuguer harmonieusement progrès technique, progrès
économique, progrès social, progrès culturel... Il
s'agit ni plus ni moins que d'inventer une nouvelle culture, économique
harmonisant l'individuel et le collectif. Tout est à inventer,
et c'est en cheminant que l'on trace les nouveaux horizons du monde. Celui
qui n'est pas / plus en activité, par la force des choses doit
penser à cela, pour sortir de l'assistanat où il se trouve
momentanément cantonné. Ces dernières années,
tous les domaines juridiques, financiers, économiques,... se sont
sophistiqués. Nul ne maîtrise plus l'ensemble... aussi des
féodalités sont apparues, mais avec elles des brèches
pour positionner une nouvelle globalité sur les court, moyen et
long termes. De nouveaux cadres légaux sont apparus tels que ceux
concernant l'aménagement, reconquête, développement
du territoire; le pacte pour la relance de la ville,... d'autres également
verront le jour. Ils ouvrent la voie à de nouvelles modalités
de maillage, de partenariat inter-organisationnel / institutionnel / individuel
/... à inventer. Il faut voir plus loin que les règlements
existants et repositionner la Loi " symbolique ", repositionner
l'éthique source de communication. Les dispositions légales
existantes sont un bon indicateur social de ces débuts d'ouverture,
de reconquête de tous les territoires intérieurs et extérieurs
par les individus. Avant tout, il faut développer une démarche,
prendre la route de la recherche de soi menant à celle de l'accomplissement
de soi-même. Il faut développer la communication, partenarier
pour complémenter, inventer un nouvel échange. A tout un
chacun d'amener son apport personnel matériel ou immatériel,
monétaire ou non. Le problème des mentalités est
externe et interne. Il existe des opportunités pour créer
son activité, son art de vie global harmonisant étude, travail,
loisir, etc. Il faut être tombé pour se relever, et il faut
voir plus loin que son statut social actuel et inventer un autre degré
d'Humanité.
" Subjectivité et institutionnalité " (Didier
DAVOUST - 02/04/96) Il n'y aurait de sujet que par l'institutionnel.
Le sujet devrait être institué. Cela passerait par le langage,
qui est institutionnel. Mais de quel sujet s'agit-il ? De quelle institutionnalité
est-il question ? On dit que dans l'actuel état de choses, le sujet
est barré. Partout règnent le moi, I'inconscient refoulement,
et seraient absents le " je " et l'inconscient dynamique. A
tous niveaux: individuel, organisationnel, institutionnel, nous vivons
avec un symbolique clos, incestueux. Les Institutions sont totalitaires
et l'Etatisme et sa technocratie en sont le fleuron, si nous osons nous
exprimer ainsi. Il faut inventer une nouvelle forme d'organisation sociale,
où le sujet, " le je " ouvert sur l'autre soit véritablement
institué dans sa liberté et sa responsabilité. De
même il faut promouvoir un nouveau dire, celui de la parole. Il
faut changer les rapports au texte et sonner le glas de l'Interprète
et faire advenir " le dire prophétique créatif ".
An fond de nous-mêmes nous avons "le grand Livre universel",
et tout un chacun peut y avoir accès par delà les clercs
soi-disant autorisés. Aujourd'hui, ceci doit se développer
hors institutions... pour ensuite se lancer à la reconquête
de celles-ci, y amener l'ouverture, le nouveau symbolique différencié,
celui de la distinction / différence / complémentarité
des sexes. Il faut, stratégiquement et tactiquement, user des statuts
sociaux dont nous pouvons, pour permettre le passage à autre chose.
La subjectivité a à conquérir tous les espaces extérieurs.
Nous vivons les temps pionniers de cette tâche. Il faut se réapproprier
ce que les Institutions ont volé aux individus. A tout un chacun
au quotidien d'inventer l'université itinérante, la recherche,
et autres aspects de la vie. Il faut être au centre et à
la périphérie de l'actuel état de choses existant,
et par l'Esprit le faire accoucher de la subjectivité, enfouie
dans les limbes. Les grands textes touchent à leur fin, là
où ils s'arrêtent commence la subjectivité et "
les nouveaux livres "; certainement que ceci s'inscrit dans le cadre
de l'élaboration de " la théorie globale du signe ".
Nous n'en sommes qu'aux tous débuts, qu'aux balbutiements de la
dimension de la subjectivité. Atopiquement, il faut inventer les
nouveaux lieux de la subjectivité. Pour l'heure, ceci peut sembler
inconfortable, car rien n'est prévu à ce propos dans la
société. pourtant, dans le concret, il faut bien introduire
ce chaînon manquant essentiel.
" Tout un chacun est responsable " (Didier DAVOUST - 07/03/96)
Tout un chacun en quelque sorte est responsable de sa trajectoire
personnelle. Bien sûr, il y a les contraintes objectives, les possibilités
ofertes par la période historique où l'on vit... Néanmoins
il y eu un choix personnel conscient / inconscient menant à la
situation présente où l'on se trouve. Il faut savoir se
situer, entre autres par rapport au Temps, à l'Histoire. Il faut
comprendre la trajectoire, " son Karma ", ne pas s'enfermer
dans les ruminations . . culpabilisatrices. Il faut faire le point, se
situer par rapport aux horizons et échéances du Temps, aux
possibilités qu'ils ouvrent. Bien sûr il faut être
dans la dimension éthique, être relié à l'Etre.
Tout un chacun est responsable de son choix / non choix... pourtant ceci
peut être racheté, un nouveau départ est possible.
Il n'y a pas de juste dans le vieux monde existant et tout individu est
libre de sa destinée. Bien sûr, à un moment il faut
savoir s'interroger, travailler l'éveil pour véritablement
atteindre la dimension humaine, ce qui nécessite un long et douloureux
travail alchimique / initiatique. Ceci a été oublié
dans le monde actuel malgré le malaise croissant dans la civilisation.
Tous se sont perdus dans l'objectivisme... pourtant au plus profond de
tout être est enfouie " la grande dimension ". La chercher
et la trouver constitue la queste et son accomplissement. Ceci est narré
dans tous les grands textes. Mais qui sait encore les lire ? !... La crise
actuelle, et sa résolution, nous renvoient à cela. Il n'y
a pas d'autre issue positive. Il est grand temps de promouvoir un véritable
travail éducatif ayant pour finalité le développement
du pôle d'excellence de chaque être humain ayant accédé
à la subjectivité. Ceci amènerait à un nouveau
lien social, là est la clef du dépassement / réalisation
des différentes religions existantes. Tout un chacun est responsable
et doit faire le point à ce propos. Tout un chacun se doit d'être
au clair avec lui-même s'il veut vivre et particper à la
construction du nouveau monde.
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