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En guise d’édito
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Quelque chose de fondamental,
de radical, d’essentiel suit son cours... La France a fait le
pari de la culture et de l’intelligence. M. Le Président de la
République, Jacques Chirac, a eu de bonnes intuitions à ce propos...
Nous aussi...!!...
Une nouvelle pensée émerge
et va se développer
au niveau planétaire...
De nouveaux écrits... La
France et la destinée universelle...
Déjà, un E-mail pour nous
joindre: fragment@club-internet.fr
En son temps un Web sera
mis en place...
Bon cheminement aux uns
et aux autres...
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Jules Morille
Clairette
LE VISAGE
Par la poste reçois ma photo.
Mon visage te donne de l'énergie.
A la maison comme au travail
Il est présent dans tes pensées.
Ouvre la fenêtre située entre l'âme et le coeur.
S'il te plait, garde-la bien.
Mets là quelque part où la regarder.
Compte sur elle pendant les moments difficiles.
Par l'image, le petit vent se lève.
Avant de dormir, adresse-lui un signe d'amour.
Le geste sera récompensé au matin,
D'une main amicale une posture de belle journée.
Pour revivre les moments d'autrefois
Au même titre que toi, je veux un toit.
ABDER
ZEGOUT
Elisabeth ...
Le temps des soldes ou la misère de l'opulence.
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"La
plus laborieuse des époques, la nôtre, ne sait que faire de son
labeur, de son argent, si ce n'est toujours plus d'argent, plus
de labeur" Nietzsche.
Force est de constater
que depuis la fin de l'empire communiste le libéralisme est vainqueur
comme modèle économique .
Seulement si la course aux gains de productivité
et à l'efficacité satisfait l'actionnaire et parfois le consommateur
elle ne rend pas forcément plus heureux ni plus libre le salarié
qui vit dans la crainte des délocalisations, des plans sociaux,
et dans toujours plus de stress.
Sur ce sujet comme pour bien d'autres il conviendrait
de reprendre un nécessaire travail épistémologique. Qu'est-ce
que l'économie ? Le libéralisme, répond-t-il mieux aux aspirations
de l'être humain que son frère productiviste, le socialisme ?
Si l'économie doit être la science qui nous
permet d'organiser les ressources de manière à mieux répondre
aux besoins élémentaires du plus grand nombre, elle ne doit pas
en revanche se muer en véritable religion du monde dit « développé
», et les valeurs marchandes n'ont pas à être érigées en valeurs
culturelles.
Car le but suprême de l'homme, d'après toutes
les grandes traditions religieuses et philosophiques, c'est d'être
à l'écoute de l'Etre, d'être capable d'habiter avec soi-même et
de remplacer son cœur de pierre par un cœur de chair (Ezéchiel
XVI, 25). "Chaque être spirituel est, par nature, un temple
de Dieu, créé pour recevoir en lui la Gloire de Dieu" (Origène
Commentaires de l'Evangile selon saint Matthieu). La vocation
de l'homme est d'accomplir son humanité c'est à dire d'être pleinement
vivant. Malheureusement celui-ci aime l'esclavage et est volontiers
idolâtre.
(Relisons les frères Karamazov
de Dostoïevski).
L'idolâtrie et le fétichisme sont devenus
les puissants moteurs de cette conception de l'économie qui ne
considère plus les sociétés dans leur globalité ni l'homme dans
ses aspirations les plus hautes. Elle ne voit dans les individus
que des besoins à satifaire et l'déal de vie proposé est "jouir
à tout prix" (et à "tous prix" surtout en période
de soldes ! ! !). Dans un livre récent le psychanalyste Charles
Melman constate qu' un certain nombre de ses patients qui « ont
intériorisé le marché » n'organisent plus leur pensée qu'autour
d'objets à consommer. Un homme nouveau est donc né. Il est le
produit de l'économie de marché triomphante.
Cette dérive grave provient d'une conception
de l'économie qui associe de plus en plus la consommation à la
satisfaction des pulsions et à la jouissance immédiate qu'elle
procure. En faisant appel à des techniques de ventes agressives
qui fleurtent assez souvent avec la pornographie et narcissisent
à l'excès le consommateur, la publicité instaure un véritable
lavage de cerveau de masse qui participe au renforcement des tendances
régressives et infantiles d'une société de consommation qui se
consume pour avoir oublié le sens de l'autre. (Relire le Meilleur
des Mondes de Huxley)
Ce que nous condamnons ce n'est pas l'esprit
d'entreprise qui est une preuve de dynamisme des sociétés. Mais
en 2003 la question du mieux être ne se pose plus dans les mêmes
termes qu'au temps d'Adam Smith. Les pays développés surproduisent
et surconsomment. Il est donc temps de remettre l'homme au centre
de la pensée économique qui doit être une anthropologie qui reconnâît
l'altérité de l'homme qui comme le Dieu qui l'a créé à son image,
est un être de relation. Cette anthropologie est forcément religieuse
car nous pensons comme Maurice Clavel que le refoulement du religieux
fut une cause de la déchirure contemporaine de l'intériorité.
Pour regagner ses lettres de noblesse l'économie
comme toute science aujourd'hui doit donc prendre en compte la
transcendance car "seul ce qui transcende peut donner du
sens: ce qui transcende, c'est-à-dire les valeurs pour lesquelles
nous vivons et auxquelles il nous arrive de sacrifier notre existence.
Elles impliquent une vision du monde, de la vie et de la personne
qui engage chacun dans tout son être, au-delà du réfutable et
du démontrable. L'instrument économique ou autre ne transcende
rien; loin de pouvoir donner sens, c'est lui qui, au contraire,
prend sa signification dans ce que nous lui faisons faire."
(René Passet Professeur émérite de Sciences
Economiques à l 'université de
Paris I in Eloge du mondialisme par un anti présumé Fayard
2001)
La pensée du XXIème siècle doit donc s'attacher
à corriger l'erreur des modernes qui niaient toute métaphysique.
La dimension religieuse est fondatrice de la symbolique dont dépend
la société et la réponse à la question du mieux être ne peut être
une réponse marchande.
Patrick de Saint Victor
le 15/02/2003
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Clairette
Extrait du
manuscrit :
“De l’école
à l’asile”.
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Avant mon entrée en Fac, j’étais absolument “normale”,
et ne présentais aucun trouble “mental”. Je me suis lancée dans
la politique, influencée par Giselle, et, tout en entamant mes
études d’Italien, je me suis inscrite à l’Union des Etudiants
Communistes. Et les discussions, concrètes celles-là; ont eu lieu,
avec des militants de tout acabit.
J’ai discuté avec des marxistes orthodoxes, des
maoïstes, des gauchistes, trotskystes etc... et presque à chaque
fois, on repoussait mes arguments (pourtant sensés simples et
évidents pour moi et pour tout être normalement constitué) comme
étant idéalistes, “bourgeois”, sentimlentalistes, réacs, métaphysiques
etc...
Je pensais avoir sincèrement raison, mais comment
résister devant des propos abondants du genre:
“Karl Marx est le plus grand penseur de l’humanité”
“Karl Marx est la vérité de notre époque”
“Il ne faut jamais dire d’une chose qu’elle est
évidente. Tout est relatif. Nous sommes conditionnés par l’idéologie
dominante et il faut se remettre en question”
L’adhésion intellectuelle au marxisme était collective
à cette époque, et comment alors pouvais-je me défendre face à
l’écrasante majorité gauchiste?
Ne passait-on pas pour bourgeois, réac, ou carrément
fasciste?
Alors j’ai écouté, j’ai cru bon écouter ce que
les philosophes appellent l’altérité. Et j’ai douté de mon jugement
simple et de bon sens.
Je n’ai jamais adhéré au marxisme, mais j’ai cru
qu’il fallait l’écouter, qu’il disait des vérités. Alors je me
suis mise à ânonner des jargons marxards pour ne pas être exclue
du groupe, d’autant plus que je voulais moi aussi prétendre faire
la Révolution! Et de gauche!
Des idées aberrantes venues du troupeau intello
qui ont altéré et déformé mon jugement ont germé dans ma tête
qui commençait déjà à tomber malade:
“si on refuse de coucher avec un arabe ou un noir
on est raciste”
“On ne peut être vierge et être anarchiste”
“On ne peut être de gauche et croyant”
“On ne peut être communiste sans être marxiste”
“Le sentiment en amour ça n’existe pas, c’est idéologique. Seul
le sexe existe tout est dans le sexe car seul le sexe est matériel”
Et j’en oublie des masses!
Ce qui fait qu’avec tout ça, je me demandais si j’avais les qualifications requises
pour être une véritable révolutionnaire, et je me torturais déséspérément
avec ces idées qui me mettaient en conflit avec moi-même. J’ai
passé ainsi beaucoup D’ANNÉES à dresser une partie de moi-même
contre une autre partie de moi-même.
Et je suis tombée malade...en conséquence.
Autre déclic négatif important, d’ordre social:
Post Mai 68 donc. Avant d’entrer en Fac, je m’étais
imaginée qu’à la fac j’allais bien m’amuser, que j’allais fréquenter
des garçons, et avoir des tas de discussions intellectuelles passionnantes!
La réalité s’est révélée tout autre;:
l’ambiance générale en Fac baignait dans le marasme
et la névrose..
Une distance faramineuse m’isolait des autres étudiants
et isolait les étudiants entre eux..
On se serait cru déjà être dans un immense Asile
rempli de drogués et de damnés crasseux et déboussolés..
Alors cette névrose et ce mal de vivre collectifs
m’ont contaminée, je suis tombée de haut, et me suis sentie alors
exilée dans ce monde, parmi des éxilés ne communiquant pas entre
eux, ou par des affrontements idéologiques agressifs..
Si je ne faisais pas le premier pas, personne ne
serait venu à ma rencontre..
Non seulement pendant toute ma scolarité, aucun
garçon ne s’est présenté pour vouloir sortir sérieusement avec
moi, mais aussi je ne pouvais même pas me procurer le plaisir
de discuter littérature ou philosophie..
Car on dénigrait les choses de l’esprit en ce temps-là,
c’était “bourgeois” de penser “hors cadre” et sur le plan des
idées pures.. Karl Marx était le nouveau Gourou désormais, et
sa pensée le seul cadre correct d’appréhension de la réalité sociale,
économique, humaine.
Même quand j’émettais des points de vue sincères
et personnels, on ne les appréciait pas, je n’étais pas reconnue
ni comprise, on me réfutait systématiquement et sans égard...
Je ne faisais pas le poids décidément face à cette génération,
et il m’a fallu du temps pour trouver le biais correct de l’esprit
pour me mettre à la hauteur de la nouvelle position d’esprit..
J’ai commencé par réagir alors avec humour.. Ce
qui a payé!
Mais l’angoisse teintait mes tripes et faisait
fondre tout espoir dans l’avenir.. La réalité était si impitoyable,
si malsaine, qu’on ne pouvait pas à cette époque, croire au bonheur..
Le mal était ressenti comme irrémédiable et la
plupart de ce fait, ne croyaient pas en Dieu... Certains fumaient
du haschich...
Alors j’ai cru que j’avais peu de chance de rencontrer
l’Amour, et alors la vie réelle telle qu’elle se présentait n’avait
plus d’intérêt pour moi..
Tout était livré au hasard, rien n’avait de sens,
absurdité existentialiste, néant avec atomes se baladant d’un
oeil éteint et plein de malaise, Sartre Camus régnant dans les
âmes des étudiants... ou alors si le bonheur pouvait exister,
ce ne pouvait être que comme une aiguille dans une botte de foin
qui faisait mal.. Ou bien on niait avec cynisme le Grand Amour
durable, et on ne reconnaissait que le “cul immédiat”..
Tout ceci a affaibli mes défenses naturelles et
m’ont rendue vulnérable..
A la sortie de la première année de Fac, l’Asile
m’attendait...
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Maria Lusato Mimouni.
Le dieu Pan: il existe encore en Irak une communauté religieuse
se situant dans la célébration de Pan.
Faut-t-il taper sur 68 ?
Taper
sur 68 est un des thèmes privilégiés de la
droite au gouvernement et c'est une attitude partagée par
ceux qui se sont servis de ces mouvements et/où y ont participé
(Le quotidien "Libération" et d'autres gauchistes),
bien qu'ils soient imprégnés par les aspects les plus
discutables des idées et pratiques post soixante huitardes....
C'est pas tellement sur mai 68 en tant que tel qu'il faut taper.
Mai 68 est l'histoire d'une belle, nécessaire et inélucatable
explosion sociale. C'est plutôt sur une partie de l'idéologie
POST 60 huitarde qu'il faut "taper": ce qui a suivi 68,
dans les années 70... en particulier cette culture gauchiste
dominante qui s'en est suivie, dans le meilleur parfois, mais aussi
le pire. Bien sûr il y a eu des choses positives, mais il
y a aussi un "négatif" post soixante huitard, qui
lui s'est transmis dans la pensée unique, l'idéologie
"libérale-libertaire", les médias (Libé
est là dedans), le discours politiquement-correct, même
l'anti-oedipe de Deleuze est dedans. Ce négatif est devenu
une part importante de la pensée dominante à la fois
moralisatrice et anti-éthique, remplacant l'égalité
par le nivellement par le bas prôné comme gage de pureté
idéologiaque! (pendant que les chefs grimpaient).
L'indifférencié! Une confusion infinie entre l'égalité
des droits et devoirs constitutionnels à une société
au sein de laquelle les individus, différents, voient leurs
besoins fondamentaux et spécifiques pris en compte afin de
donner les chances à chacun, et un monde où les différences
(qui pourtant sont les faits) sont niées au nom d'une fausse
égalité et finissent par retour des refoulés
par faire exploser toute vision du droit.
Il faut rendre à César ce qui est à César,
et il serait injuste de mettre dans le même sac tous les post
68-ards, cependant une critique radicale doit s'opérer sur
plusieurs axes.
La droite attaque beaucoup Mai 68 et ses suites, c'est normal. Elle
est pourtant mal placée pour le faire, car l'idéologie
dominante post 68-arde a été absorbée par la
droite (libéraux), en partie et d'autant plus facilement
que l'idéologie post-68, n'est en rien révolutionnaire,
elle n'est que l'inversion sans modification structurelle profonde
des valeurs défendues par droite, extrême droite et
religions. Il est possible, notamment sur la question sexuelle de
mettre dos à dos pas mal de curés (religieux monothéistes
plus largement) et bon nombre de gauchistes! Et de dénoncer
l'hypocrisie religieuse des trois monothéismes tout en démontrant
la supercherie post soixante huitarde, c'est à dire sa reproduction
inversée du modèle monothéiste inaccompli!
Personne ne nous attend sur ce terrain là, celui de la critique
du sacré post 68.
Et les droites se refont une virginité sur le sujet. Du moins
le croient-t-elles. Il ne faut pas leur abandonner le terrain, il
faut au contraire les surprendre à revers.
Le développement d'une critique émancipatrice et anti-post
60 huitarde (la liberté contre le laxisme), créera
un petit séïsme dont les répercussions s'étendront
sur des années. La droite aura le souffle coupé sur
ce terrain qui s'avérait prometteur pour elle.. Bien sûr
certains arguments pris en compte par la droite peuvent y être
inclus (à condition qu'ils reposent sur des faits et non
des fantasmes), mais développés sur des bases réellement
émancipatrices.
Les conclusions lapidaires des droites reposant sur des aspects
criticables du post-68-tard-isme restent en effet surtout des prétextes
à marginaliser voire criminaliser les aspects authentiquement
émancipateurs, égalitaires et dérangeant pour
elles.
D'autre critiques peuvent être rejetées lorsqu'elles
s'appuient sur des informations fantaisistes mais néanmoins
diffusées comme intox. Le plus important est que la critique
dure du post-soixantehuit-tardisme, amènera forcément
une critique sur l'hypochrisie des valeurs traditionnelles de la
droite non païenne (qui relève d'une critique substantiellement
différente, qui doit aussi être menée en revisitant
histoire ancienne et anthropologie préhistorique surtout
en matère culturelle), elle permettra de nous positionner
en dehors, au delà, en rupture d'avec le clivage gauche/droite
cogestionnaire, paritaire.
Des gens qui moralement acceptent et soutiennent l'exploitation
de l'homme par l'homme, comme fondement des "droits de l'homme",
peuvent difficilement moraliser ceux qui la combattent. Mais des
gens qui pratiquent au nom de la libération certaines exploitations
sexuelles (voir pédophilie et années 70) sont mal
placés pour combattre l'exploitation du travail.
Affaires de pédophilie: des curés (en pays catholique
prédominant, mais les autres clercs des autres monothéismes
ne sont pas en reste dans le domaine) et des profs et éducs
de gauche "style libé", arrivent statistiquement
en tête..Même si loin s'en faut le plus grand nombre
de clercs religieux et de profs style libé n'est pas en cause,
cette réalité statistique interpelle et peut s'analyser
en regard des références idéologiques.
Dans le domaine du travail, les cas de salarié-e-s harcelé-e-s
par des patrons de gauche, se voulant même parfois proches
de la gauche radicale, verte ou même libertaire, au tutoiement
démagogique facile, n'est pas rare, en particulier dans les
milieux de l'édition et de la librairie. Des affaires qui
rejoignent celle de Marc Blondel "patron" de FO, en tant
que champion de l'exploitation de son chauffeur.. Aujourd'hui il
s'agit de disséquer critiquement les tables de la Loi (fondatrices
des juridictions des 3 monothéismes, et aussi de leurs mutations
en légalités laïcisées, y compris républicaines
et révolutionnaires), Pourquoi ? Rien de moins que pour réécrire
une autre Loi fondamentale, structurelle, se posant comme justice
fondatrice légitime en rapport à l'humain réel..
(A la lumière de ce que l'on sait sur l'humain aujourd'hui)
Pourquoi toujours? Pour réécrire des droits/devoirs
constitutionnels de la personne humaine en société.
Et sur les bases juridiques et politiques de ces légitimités
posées comme points de repères fondamentaux, instituer
les dynamiques de réappropriation, production, distribution
des richesses..
Réécrire, la LOI, constituer, instituer... voilà
ce qui pourrait être une dynamique révolutionnaire.
Voilà ce que n'ont pas fait les post-68-ards.
C'est ce que nous tenterons de développer dans les mois et
années à venir.
Jean-Chritophe Rollon
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Réactions
collatérales ?
La guerre contre l'Irak s'avère , comme prévu, être
une catastrophe humaine où sont mortes, quant elles n'ont
pas été gravement blessées et mutilées,
nombre de victimes innocentes, enfants, femmes, hommes. Les dégâts
auront été considérables, les réactions
en chaîne conséquentes des opérations militaires
entraînent exils, famines, massacres. Outre l'arrière
pensée géopolitique et économique, à
courte vue, des Faucons US, la mise en spectacle de la chute de
l'Etat Baasiste accompagnée tout de même de quelques
réjouissances populaires (longtemps refoulées par
l'impitoyable dictature) contraste douloureusement avec la réalités
de ces blessés et mutilés. Illustration de plus du
shéma sacrificiel de nos sociétés monothéiques
inaccomplies ou rien de s'obtient sans le sacrifice des innocents.
Aux USA, de la chair à canon, prolétaires sans autres
choix pour survivre dans l'espoir de s'intéger à la
société, que l'engagement dans l'armée ou la
voie délinquante avec prison à la clef, vient nous
rappeler la terrible réalité de la vie économique
et sociale.
Au delà de l'intox militaire, si la guerre éclair
de 7 jours n'a pas eu lieu, force est de constater que l'enlisemement
qui aurait mis l'équipe de Bush dans la difficulté
ne s'est pas produit.
Un mois, pour avoir mis en déroute l'Etat-parti de Saddam
Hussein, cela aura été court...et vite oublié
des opinions.
Et malgré les arrières pensées impérialistes,
malgré les nombreuses victimes, malgré les menaces
de redéploiement vers la Syrie, malgré le chaos en
Irak, l'équipe Bush aura gagné d'une certaine façon
son pari en mettant en avant ces images de la chute d'un tyran.
En mettant en jeu, à nouveau, les rivalités religieuses
et ethnique, l'unité facile et factice du monde Arabo-Musulman
face à l'empire US, se fracture.
Une "anarchie", spontanée, mouvement populaire
de reprise des richesses accumulées par les profiteurs du
régime, face au chaos organisé par les USA, aura été
brève, car l'ordre monothéique veille et influence
les consciences.
On aura rapidement oublié que les prétextes au déclenchement
de la guerre, armes de destructions massives, alliance Saddam Hussein-Ben
Laden, n'auront été que du vent. On aura rapidement
oublié le passage à l'acte unilatéral face
à la légalité ONUsienne, reléguée
vers un humanitaire filtré.
En Europe l'axe Aznar-Berlusconi-Blair, (tant défendu en
France par Alain Madelin, l'ultra-libéral se voulant aujourd'hui
triomphant sur le dos des victimes de guerre) développe une
politique économique très agressive vis à vis
des plus démunis, s'inspirant du libéralisme ultra
et réel des USA.
Le refus de la guerre ouvrait la porte à une vague de contestations
et à un repli de ces politiques économiques libérales
(non sans vagues répressives) qui aurait aidé la lutte
contre le capitalisme financier, mondialisé, et son offensive
ultra libérale, représentée par l'AGCS. (Accord
Général du Commerce et des Services).
La France est engagée par l'AGCS, avec l'action de ses gouvernements
récents successifs, à détruire ses services
publics afin de les niveler sur l'autel du marché... capitaliste.
Pourtant, dans son refus à la guerre en Irak, par convergence
objective d'intérêts par ailleurs très éloignés,
la France s'est distinguée encore une fois par une position
consensuelle forte dans le refus, autour - qu'on le veuille ou non
- du Président de la République Jacques Chirac. Ce
dernier n'a désormais pas d'autres choix que de maintenir
son cap, sans fléchir, de légalité ONUsienne
pour maintenir sa valeur symbolique face à un Bush triomphant
et impérial. En France, de nombreux rats, atlantistes de
droite, quittent le navire chiraquien par peur du risque de rétorsion
US.
Il va s'agir, en France singulièrement, pour être subversifs
à l'ordre libéral et plus profondément à
l'ordre capitaliste de faire preuve d'inventivité symbolique.
Il va s'agir d'opposer la République sociale, universelle,
libre, solidaire, égalitaire dans ses droits et devoirs,
faite aussi de solidarité internationale, face à l'Etat
de fait qui accomplit ses basses oeuvres, comme brader à
l'aléatoire du marché privé ses services publics
les plus essentiels.
Jacques Chirac aura été dans son intérêt
"pris en otage", par une population de France (elle même
pris en otage sur la liberté de ses divers choix), au printemps
2002, sur l'idéologie antifasciste, puis contre la guerre
en Irak (De nombreuses perspectives commerciales dans un déclin
américain attendu s'offraient à la France... Cependant,
tout dépendra maintenant des suites dans le chaos international).
Le Premier Ministre M. Raffarin, quant à lui, avec Francis
Mer et Nicolas Sarkozy, s'affaire sur la décentralisation
de l'Etat et le transfert des compétences qui annoncent le
cadre sécuritaire et libéral, les attaques sur les
retraites, les attaques et ouvertures aux marchés privés
des services publics. C'est une offensive anti-populaire qui avance
discrètement, mais à marche forcée.
Le "non à la guerre", comme désormais le
non au diktat ultra-libéral fondamentaliste US, portent le
désaveu populaire d'une vision économique libérale
du monde, qui devra rebondir contre cet AGCS qui sert de balises
à l'action du gouvernement français.
La réside la mince faille... dans laquelle il va falloir
s'engouffrer sans tarder. Tandis que les ultra-libéraux se
voient pour le moment galvanisés par la victoire, actuelle,
du camp Bush. N'oublions pas que ceux qui sont défaits depuis
quelques années, à chaque guerre, les "troisièmes
larrons", ceux des axes Stalino-fascistes, qui servent de référents
aux projets proto-fascistes classiques. Ces derniers ont été,
en France, très actifs dans la mobilisation contre la guerre,
mais la chute du régime de Saddam Hussein est une défaite
pour eux.
Les solutions Nationalistes ne seront-t-elles demain qu'un vieux
souvenir face à une lutte opposant deux visions mondiales
des choses, celles des oppresseurs, celle des opprimés?
Opposer une certaine idée de la République à
l'Etat. Opposer le Président de la République au chef
de l'Etat. Opposer Jacques (la Jacquerie !) à Chirac, reste
actuel en tout cas.
Bref s'opposer au libéralisme appliqué par le gouvernement
français, sur la base de sa contestation au niveau mondial
en misant sur la fragilisation des ses assises symboliques, tout
en se situant dans la continuité du refus du fascisme, comme
du refus de la guerre.
Refuser l'alignement du public sur le privé, mais au contraire
maintenir les acquis du public comme références pour
le privé. C'est dans les semaines et mois qui viennent que
cela se joue, en France et dans le monde.
Il ne faudra pas oublier qu'aux USA, de nombreuses personnes, y
compris parmi les proches de victimes du 11/09/01, se seront mobilisées
contre la politique et la guerre de Bush... pour ne pas tomber dans
une assimilation nationaliste lamentable, comme on a pu le voir
dans certains milieux de gauche dans l'immédiat après
11/09/01.
La dette de la France vis à vis des USA, après le
débarquement de Normandie, pourrait bien être, au lieu
de se soumettre à la politique de Bush, d'aider la population
nord américaine à se libérer du libéralisme
et de l'oppression religieuse qui sévit aux USA. C'est aussi
cela la solidarité internationale. Il est évident
qu'une Amérique moins capitaliste, moins libérale
quant à l'agressivité intérieure, aurait beaucoup
moins les moyens de se vouloir hégémonique vis à
vis du monde. Robin Goodfellow
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Mickey, en
personne, dans la rue contre
la politique
économique et de guerre des USA
“La France en marche vers l’accomplissement de son destin historique” (Le 20/02/03).
1-/ La France a besoin
de l’apport de tous et de toutes pour amener de nouvelles lumières au
monde. M. le Président de la République doit pouvoir compter sur l’apport
de toutes les énergies, même de celles iconoclastes!...
2-/ Le nouveau pacte républicain
doit aller plus loin que les conceptions philosophiques du 18è siècle
sur lesquelles s’est assise la Révolution Française. Repensons les bases
de la République et posons les nouvelles pierres d’angle d’édification...
3-/ Georges Pompidou a
laissé le centre Pompidou (Baubourg), M.Valéry Giscardd’Estaing a créé
l’Institut Auguste Comte, Françaois Mitterand a développé la nouvelle
Bibliothèque Nationale...
Tout cela est encore un
peu pharaonique!... L’actuel Président de la République, Jacques Chrirac,
a une tâche plus importante à mener à bien: entre autres il va devoir
permettre à l’intelligence, à la culture de véritablement accéder...
Son grand oeuvre ne fait que commencer!...
4-/ Soyons précis en politique:
beaucoup de gens de l’UMP qui se disent gaullistes sont en fait pompidoliens...
Ce n’est pas la même chose, rendons à chacun ce qui lui revient!...
5-/ Ne soyons pas pressés...
La France est en gestation des nouvelles lumières planétaires...
6-/ N’oublions pas qu’en
France il reste environ 15% de marxistes... Marx n’a pas dit que des
idioties, mais il était fils du 19è siècle...
7-/ Le nouvel empire romain,
l’Amérique de M. Bush, va devoir compter avec le grand renouveau européen...
Bien sûr, nous ne parlons pas de l’Europe super-marché, mais du renouveau
culturel, spirituel européen au sens fort du terme...
8-/ On peut dire que le
“véritable esprit de 68” ne fait que commencer, tout comme la Vè République...
9-/ Pensons à la France
des sous-sol: gens aux minimas sociaux, gens en pré-retraites, jeunes
de moins de 25 ans qui n’ont pas le RMI, gens touchant l’AH, etc...:
environ 12 millions de personnes privées d’activité et condamnées à
une mort plus ou moins lente!...
10-/ Rappelons qu’à l’Université
une pseudo intelligentsia s’est tout accaparé, a tout liquidé... Mais
autre chose aura suivi son cours loin des cénacles mortifères!...
11-/ La France, c’est avant
tout la résistance, l’esprit iconoclaste, la grande dimension d’Esprit...
12-/ Prenons du recul vis
à vis des aléas socio/politiques et voyons aux bases/fondements des
choses...
13-/ La France et de l’inédit
avec M. Le Président de la République, son Premier Ministre, son Gouvernement
et toutes les citoyennes et tous les citoyens... Laissons l’ordre du
temps suivre son cours...
14-/ Nos condoléances tant
à la gauche, qu’à la droite!...
Gérard
Maraîcher
Elisabeth ...
LA CHAMBRE
Porte monumentale, polychrome,
sculptée, mosaïque, voûtes harmonieuses, hardies,
quelque chose du Sud,...
FEZ, peut-être?
Le tramway déverse son
flôt de visiteurs.
Multiples parterres de
fleurs. d’allées craquantes de sable, d'espaces engazonnés, de merles
sautillant.
Bâtiments sévères.
5eme étage.
Cliquètement de l'ascenseur,
une odeur de nourriture refroidie flotte. écoeurante...
Baie vitrée de la surveillante,
passer sans se faire remarquer, crainte de ce qu'elle va dire, plutôt
ne pas dire, ne pas savoir !
La chambre:
Vieille peinture rose écaillée
par endroits; appareils chromés qui scintillent dans la pénombre des
jalousies entrebaillées. Blancheur correcte du drap tiré, trop net.
Un lavabo qui goutte, un W.C. qui fuit peut-être...
Une télévision qui distille
un match, l'image qui saute un peu, le commentateur qui s'emballe, sa
voix qui enfle, stade Saint-Denis, le Mondial.
Des gens bruyants dans
le couloir. visages masqués par un gros bouquet.
Un frôlement cadencé par
le 3ème pied d'une canne anglaise sur un linoléum trop brillant à l'odeur
citronnée, aseptisée de désinfectant.
Courbe de température,
désespérément à la hausse comme on aimerait que soit le graphique de
la Bourse. Tubulures de plastique transparentes. sablier du goutte à
goutte.
Grincement du chariot,
panoplie de thermomètres, potions, pilules, compresses. L'infirmière
silhouette blanche, gardienne du lieu.
Ce lieu, univers carcéral...
Seule manière de s'échapper:
s'évader sans gloire, définitivement...
signé: ULLYS
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DEPUIS
L'INFINI.
LE
TEMPS ET LE CONTRE MOMENT
Depuis l'appel, je me sens battu,
Secoué par l'envie de reprendre.
La fontaine s'alimente de nouveau.
Qui dit "Je ne bois pas de ton eau"?
Certes, j'aime c'est peu, le chemin est encore long.
Je le suis, sans savoir ce que me réserve l'horizon.
Le rêve existe, il est vivant.
Il s'amuse comme le soleil levant.
Au devant, le pigeon libre, jamais capturé.
De son plein gré, je le laisse s'envoler.
Destination lointaine, transmettre mes nouvelles.
Le voeu de la vérité est de faire du bien.
Sans lui dire, l'amour vit, comme un faible papillon,
Plutôt comme un bijou berbère que toi Sousou,
Sur ton cou, tu souhaites porter.
ABDER ZEGOUT
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“Les aphorismes iconoclastes du Frère Albert” (Le 20/2/03)
1-/ Après les avatars de toutes les théories de
la libération, dont les théologies de la libération, soyons radicalement,
essentiellement, fondamentalement novateurs!... Faisons émerger la grande
dimension d’Esprit, sortons des diverses forclusions... Parlon de théologie
de la résurrection.
2-/ Le vieux monde avec son non-lien voit le resplendissement
du nihilisme/... C’est la barbarie, le déluge du retour du refoulé,
le broyage/concassage... Mais pourtant, pour qui sait voir, entendre,
écouter, recevoir, de nouvelles perspectives sont là... Après la mort
de Dieu et donc celle de l’Homme, la résurrection d’Esprit apparaît...
3-/ C’est la fin de la philosophie, de la méta-philosophie,
de l’ancienne théologie... L’embryon d’une nouvelle pensée va se développer...,
avec le coeur/choeur (la globalité de l’être).
4-/ Nouveau scénario post-jubiliaire 2000 avec
son chemin des béatitudes, la grande métanoïa amenant à Christ réssuscité
en tout un chacun (cf: l’Apôtre Saint Paul)...
5-/ Le vieux monde est bien religieux dans ses
inaccomplissements. A ce propos rappelons que la sous-jacence religieuse
de la conception économique de la mondialisation est protestante et
renvoie à des interprétations bibliques erronnées concernant les bénédictions
divines!... La boutique en aucun cas n’est le nouveau temple de l’Esprit...!!...
Dieu ne souhaite pas de sacrifices!..., mais l’Amour...
6-/ Se remettre en marche après s’être désenclavé,
cheminer, passer, accéder... Trouver la nouvelle unité/globalité différentiée
d’alterité complémentarité... L’Homme et la Femme enfin rencontrés après
les malédictions édéniques...
7-/ Toutes les religions sont imparfaites... Seul
l’Esprit peut les regénérer... A tout un chacun de se mettre en cheminement
de foi pour recevoir les lumières d’Esprit... Rappelons que l’Esprit
mène le jeu et souffle hors de tous les cénacles!...
8-/ Faire oraison, lâcher prise... Comme l’on dit
chez les cisterciens: “Faire silence et écouter le Seigneur”. Péleriner
vers le centre de l’Etre.
9-/ Au milieu de la barbarie ambiante, tout un
chacun doit trouver son ancrage d’être interne et externe. Il ne s’agit
pas d’un nouveau stoïcisme. En tous domaines, à tous niveaux, il faut
poser les nouvelles pierres d’angle d’édification. Entre autres parlons
d’une épistémologie spirituelle...
10-/ La véritable énergie est spirituelle. Déjà
le philosophe Bergson avait écrit à ce propos...
12-/ La nouvelle incarnation à mi-hauteur va commencer
par delà l’humanité d’en haut, celle d’en bas et celle des sous-sol...
Nouvel existentialisme/essentialisme résurrectionnel...
13-/ On a souvent confondu pauvreté et misère!...
La pauvreté n’est pas une catégorie socio-économique mais une disposition
d’Esprit menant à la véritable richesse pour et par tous...
14-/ Travailler le rapport à soi, à l’autre, au
monde... Par delà toutes les forclusions philosophiques trouver l’ouverture
métaphysique, c’est à dire celle du sens incarné...
15-/ On a confondu abolition et accomplissement
de la Loi (C’est à dire de la Loi de prohibition de l’inceste). Les
gens sont restés pris dans leurs drames familiaux, incestueux, oedipiens...
Et aujourd’hui, la société libéralo/libertaire
permet la consommation incestueuse directement et indirectement!...
L’Amour est barré, exclu...
16-/ Plutôt que de l’Homme total, parlons de l’Homme
global sachant harmoniser vie affective, vie professionnelle, vie intellectuelle,
vie familiale, vie culturelle, solitude, vie citoyenne, etc...
17-/ Par delà sécularisation, laïcité, confusion
entre le religieux et le politique, théïsme, athéïsme, etc...,dépassons
et accomplissons le religieux pour développer la nouvelle dimension
résurrectionnelle d’Esprit post jubilaire 2000...
18-/ Ces trois dernières décennies furent un long
pélerinage menant à l’époque actuelle, une époque en enfer... Avec le
grand jubilé 2000 ce fut une purification et un enfantement dans la
douleur... Cela renvoie aux saints mystères jubiliaires 2000 dont son
dépositaires le saint Frère Marc (cistercien) et le père Roger (ancien
prêtre ouvrier et membre de l’ordre du Prado).
19-/ Avec soeur Clara développer les lumières du
petit port aux perles face aux ténèbres du port aux rats!...
20-/ Les Etats-Unis d’Amérique sont l’ancien nouveau
monde... “La vieille Europe” va accoucher de nouvelles perpectives...
En France, le nouveau berceau résurrectionnel d’Esprit...
21-/ L’Amour, “cette idée nouvelle”, avec l’harmonie
instinct et raison... Pour la véritable monogamie hétérosexuelle d’altérité/complémentarité...
L’ancienne hétérosexualité et l’homosexualité sont deux faces de la
même médaille d’indifférencié... Par delà la problématique du mâle et
de la femelle, posons celle de l’homme et de la femme issus de la fragmentation
divine originaire.
22-/ Après le grand Jubilé 2000, le long Samedi
Saint est terminé... que celles et ceux qui ont des oreilles entendent!...
NMI de Jean-Paul II est d’une lecture édifiante...
La nouvelle création commence...
Frère Albert co-fondateur avec Soeur Clara du nouvel ordre
mendiant de l’évangélisation résurrectionnelle d’Esprit post-jubiliaire
2000 -
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