PRE-FRAGMENTS N°5

été 2003
 

En guise d'Edito

 

La France est entrée dans l'ère des réformes.

Cela mènera à un nouveau paradigme socio/politique/économique/culturel

/ global... Aussi voyons plus loin que les psychodrames ayant formes de manifestations, de grèves, de violences... La véritable communication est à inventer par les uns et les autres, à mi hauteur...

Il manque un moyen terme dans l'actuel état de choses à ce propos. Loin des polémiques stériles que tout un chacun se remette en question et trouve la véritable dimension du dialogue... Point de rhétorique, mais une pensée positive et constructive.

« Pré-Fragments » œuvre à ce propos ! Nous vous rappelons notre Email: fragment@club-internet.fr

La grande (r)évolution, en France, avec Jacques Chirac, pour et par tous, avec responsabilité .

 Jules Morille

 

  

Elisabeth

 

Dieu: la meilleure part de l'homme.

 

« Ce qui fait la valeur et le bonheur de l'existence, c'est de passer dans un plus grand que soi »

     Pierre Teihlard de Chardin

 

L'homme occidental est le fils spirituel de deux cultures, grecque et philosophique, biblique et prophétique.

 

Mais en France, la trop grande proximité de l'Eglise avec les pouvoirs constitués amena les intellectuels avec l'aide de la raison critique qui entendaient se passer de toute référence à la transcendance à rejeter à partir du XVIIIème siècle la religion chrétienne dont pourtant, la philosophie des Lumières était issue.

 

Le matérialisme et l'athéisme serviront de socle idéologique à la tourmente révolutionnaire et tout au long du dix-neuvième siècle, la République tentera de se constituer contre le catholicisme dans une guerre des deux France qui débouchera en 1905 sur la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

L' espace ainsi créé, appelé laïcité qui autorisera la multiplicité des croyances permit tant bien que mal aux forces en présence de se supporter. Mais les mythes anticléricaux ont la peau dure et la religion en général et l'église en particulier resteront souvent assimilées à l'obscurantisme face à la science qui devrait seule nous apporter le bonheur.

 

Tout au long du XIXéme siècle, la science s'opposera à la foi et le paradis terrestre se substituera au paradis chrétien pour promettre aux hommes le bonheur éternel et la transfiguration du genre humain. Auguste Comte (1798-1857) se fera le propagateur de cette vision du monde en développant en 1822 sa loi sur les trois états de l'humanité et Renan ajoutera en 1848 dans l'Avenir de la Science « oui, il viendra le jour où l'humanité ne croira plus, mais où elle saura, un jour elle saura le monde métaphysique et moral comme elle sait déjà le monde physique ».

 

Aujourd'hui un nouveau scientisme, qui s'enracine dans l'idéologie libérale-libertaire voit le jour.

Il incarne après la disparition de l'utopie marxiste l'ultime espérance, celle de transformer l'humain. L'association des recherches en génétique et de la révolution numérique permet à la pensée progressiste de rebondir en reprenant à son compte l'espoir d'un monde meilleur où l'on pourrait braver les interdits et rompre avec ce qui fait l'humain. L'interdit de l'inceste véritable clé de voute de toute société humaine pourrait bien être transgressé grâce aux techniques de bio-ingénierie (clonage, I'insémination artificieIle, possibilité de faire porter un embryon par la personne de son choix ...).

Or « il ne s'agit pas de faire triompher un discours du Bien contre un discours du Mal, il s'agit de préserver l'Interdit en tant que bouée de sauvetage de l'humanité.

Or l'Interdit est, par hypothèse, la problématique de la limite. Nous manquons vraiment d'une réflexion cohérente là-dessus. » (Pierre Legendre Le Pardon. Briser la dette de l'oubli. Seuil Point 1998.)

 

Contre la tendance totalitaire des techno-sciences et des nouvelles tendances religieuses (les raëliens et leurs essais de clonage ) qui est exaltation de la volonté de puissance, et de la culture narcissique débouchant sur ce que Pierre Legendre appelle la « psychologie bétaillère », la tradition juive dans son école kabbalistique du XVIème siècle formule une idée très intéressante qui est celle du « tsimtsoum », c'est-à-dire du retrait volontaire de Dieu pour laisser à l'homme sa responsabilité. On peut rapprocher cette démarche de la kénose chrétienne, c'est-à-dire de l'abaissement volontaire.

 

Aussi faut-il rappeler, que le Dieu de la Bible n'est pas sacralisant ni fusionnel, c'est un Dieu qui promeut l'altérité, c'est un Dieu qui nous invite à la communication, il n'est pas distant, il est relation.

 

Pour les chrétiens le Dieu de la révélation biblique est faible.

Le grand théologien protestant allemand Dietrich Bonhoeffer pendu par les nazis à l'âge de 39 ans nous enseigne que « Dieu nous fait savoir qu'il nous faut vivre en tant qu'hommes qui parviennent à vivre sans Dieu » Pour lui le Christ ne nous aide pas par sa toute puissance, mais sa faiblesse et ses souffrances.

( Résistance et Soumission).

 

Le rôle des religions et des sagesses traditionnelles est de provoquer chez l'homme des changements d'orientation du désir afin de rompre avec l'égo-centrisme, de se décentrer pour se recentrer sur son vrai centre qui est le cœur.

 

Pour l'hindouisme, I'égoïsme et le désir sont les causes de la douleur existentielle et le Yoga est ce qui permet de nous détacher des passions et de la convoitise . Il en est de même pour le bouddhisme qui cherche à nier les désirs insatiables qui sont la cause de la souffrance et du mal.

 

En régime judéo-chrétien c'est dans l'écoute de la Parole, qui est l'écoute de l'Autre ou du grand Autre pour reprendre un langage lacanien que l'on perçoit Dieu dans l'Altérité. Il faut se dépouiller des désirs et laisser Dieu désirer en l'homme.« Tout mon être espère », « mon âme a soif du Dieu vivant ». (Psaume 130 et Ps 42-2)

 

Puisque nous entrons dans un nouveau millénaire méditons cette pensée de la philosophe Simone Weil « Il n'y a que par l'entrée dans le transcendant, le surnaturel, le spirituel authentique que l'homme devient supérieur au social ». (La Pesanteur et la Grâce°)

                                          

Patrick de Saint Victor le 27 juillet 2003.

 

 

Aliénations      

      

  Le décryptage du Réel ressemble de plus en plus au dévoilement nécessaire des problématiques sociales, politiques, de la mise en œuvre de nos positionnements quant aux dits et surtout non-dits.     

Chose difficile au vu des matraquages par presse gratuite aux sorties du métro rendant l'info plate et complètement adaptée à la pensée unique de l'exploitation.     

La presse au service du capital, du libéralisme réactionnaire nous faisant culpabiliser un max, articulée avec une opposition dite de « gauche » où le dit libéralisme socialiste fait des ravages pour nous faire accepter la pire des régressions au nom des perverses réformes des retraites à l'horizon 2010/2020 en passant par les mises en cause de la Sécu pour tous et toutes, cette presse pas toute participe au plus que malaise dans la culture/civilisation.     

La réhabilitation dans les esprits dans sa sémantique et sa fonction sémiologique du Prolétaire dans toute sa signification nous semble des plus actuelles.     

Ami Prolétaire et non pas Md puissance 9 multiples à nous paupériser.

Au fait: c'est une bonne chose qu'un irakien ayant été l'agent des services CIA/Pentagone et autres soit mis sur la touche, à charge pour le Peuple Irakien de prendre des distances avec sa religion sacrificielle et d'ouvrir une perspective révolutionnaire efficace et indispensable.     

Qu'il sache que fraternellement le Peuple Français, fort de toutes ses luttes le soutiendra comme tous les peuples s'émancipant se désaliénant de toutes ses forces.

                                   

Rabbi Verdad

 fait à Paris le 17/06/03

 

 

 

« L' Homme qui regardait la Lune »

 

  L'homme avait le dos tourné à la terre, debout bien planté dans le sol, bien en face, il regardait la mer, mains dans les poches immobiles, scrutant fixement l'horizon comme s'il attendait la course d'un voilier au loin. Il se souvenait:

C'était il y a longtemps...

J'avais un ami, il s'appelait Zonda.

Nous nous étions connus dans un pays plein d'éclat où le soleil caresse la mer dès le matin. Hélas, il adorait Doria. J'ai voulu Doria...

Touffeur étouffante dans l'exubérance du sauvage maquis, dans la stridence exacerbée du criquètement des cigales, nous roulions dans la poussière. Comme deux chevaux indomptés, nous avons rué dans un affrontement gigantesque, plein de rugissements fauves, de bouches qui salivent le goût du sang, de muscles noués et glissants de sueur; cheveux qui s'emmêlent comme crinières, doigts qui s'enlacent en craquant, nous avons cherché les couteaux que nous n'avions pas trouvé, les pierres du chemin si roide pour nous lapider. Souffles rauques mêlés, éclairs passant dans nos yeux pleins de haine et puis, ce nuage, cette nuée soudain obscurcissant mon regard, embuant mon cerveau, ce néant, puis rien... La mer étincelle comme ce jour, indifférente...

Oh, Zonda mon ami d'avant où donc es-tu maintenant ?

                         Signé Ullys

 

   

Nuit blanche

 

Heure tardive

La lumière  a laissé place à l'ombre

La clarté de la lune fait office de lampadaire

L'insomnie me prend comme un livre ouvert Avec les feuilles mortes

Je parcours mot à mot je dévore les pages

Scrutant le ciel, la lune

Et les étoiles mourantes

 

Déjà

L'aube arrive

Je commence à m'assoupir.

Je laisse derrière toi ce livre de ma vie

La lumière refait surface.

 

“Le Jardin d'Eden “

    Marc LAUSERIE

(éditions L'Harmattan)

 

KABYLIE

 

L'appétit de ton paysage,

Cette montagne au décor rebelle...

L'air frais, verdure et oliviers brûlés

Un jour d'été. L'un en joie, I'autre en pleurs.

La clairière des amoureux témoigne

Combien dc jeunes sincères sont passés là !

Mais aucun n'a fait une telle traversée.

Pour la vôtre, le coeur battait la chamade.

 

L'appétit de bien manger

Tous autour de la même table. Le couscous est une petite fête Où chacun se sert, selon son besoin,

De présence dans le geste qui se réalise,

De joie pour l'équilibre du corps sensible,

Et de sourire par excellence dans le partage.                 

 

Abder ZEGOUT

 

Chapitre I

 Le Port aux Perles

 

    Le « Testament Amoureux » de Vanessa Das pourralt commencer ainsi: Il était une fois une jolie princesse, qui avait tout pour elle, elle naquit au PORT aux PERLES... Destinée en principe à éclore parmi les perles de l'amour, de fait, elle ne connut que le PORT aux RATS.     

C'est ainsi que son histoire commence, comme tous les Contes de Fées, dans une ville exotique, Tunis, ville des Mille et Une Nuits, dans une famille bourgeoise à double origine: italienne du Sud de la Sicile côté père et juive tunisienne de Palestine côté mère. Ainsi qu'aux confins de deux religions et deux cultures opposées: la religion catholique et l'éducation bourgeoise, bonnes manières et bonne éducation côté père et religion judaïque avec éducation plus près du naturel et du spontané côté mère.     

La Tunisie, pour les pieds-noirs émigrés en France, et Tunis, Sousse, Sfax etc... sont des endroits faits pour le rêve, le merveilleux hérité dans l'âme dès la naissance. L'innocence et toutes les plus exquises promesses de la vie sont prédites dès le berceau par les fées bienfaisantes, auprès des fruits succulents, des pâtisseries à fendre la salive et à gorge sèche avide, et le sirocco de chocolat des piles de boites de « Halwa » au pistache vanille et amandes expédiées du Bosphore Turc...      En 1950, date exacte de la naissance de Vanessa, à Tunis aux maisons blanches, c'était la fin de la 2e guerre mondiale. Une ère nouvelle semblait s'annoncer. C'était les années 60, le yéyé, Johny Hallyday le beau jeune blond canaille, le twist, les boites, la MAISON DOREE dancing chic à la française rue d’Angleterre etc...      Nous appartenons en effet à cette génération n'ayant jamais connu les bombes, ni la famine, ni les restrictions, ni le froid. La misère au soleil a toujours moins épouvanté que la misère sous la neige et le verglas: c'est oublier les colonies de cafards, les asticots, les vers sautant en l'air comme des insurgés, les rats, les souris, les scorpions, les moustiques, les punaises, la crasse, et toutes les bestioles et couches d'humus répugnantes et microbiennes donnant la nausée, les phobies et les cauchemars...

A la campagne, il y avait des vipères, mais à l'arrière-pays niçois également. Cependant, si l'on songe par exemple aux bas quartiers de la HARA à Tunis, remplie de Juifs, d'Arabes et d'immigrés indigènes, un intellectuel moyen de gauche français né sur l'Hexagone, aurait du mal jusqu'à aujourd'hui à concevoir qu'à la HARA, la misère tout en étant sale et suintante, n'avait rien de sordide et était même gaie, pittoresque et bariolée bien souvent. En effet, on s'y amusait, on y mangeait et dansait jour et nuit, en bavardant à perte de temps, en écoutant les postes de TSF. Vanessa y allait voir sa mère de temps en temps le dimanche, là où celle ci habitait après avoir déménagé de la rue Capitaine Madon.

On y dansait la danse du ventre, avec les familles juives émigrées de Palestine, et entassées jusque sur les marches des vieux escaliers tortueux, au son du tambourin à clochettes dorées.

On y dégustait des fritures de poissons frais, des couscous raffinés aux HOSBAHNNA avec persil haché. Sans parler des glaces portatives appelées FRIGOLOS, sorte de cassata-sorbets rectangulaires à la fraise, pistache ou vanille, enrobés de chocolat dur noir, enveloppé dans du papier d'argent frappé glacé.      Des marchands à haute voix criaient: « Frigolos ! Frigolos ! » et la mère faisait monter à la HARA, le marchand de glaces, lui achetait quelques pains de glace et fourrait le tout dans une glacière givrée et peinte en blanc. En ce temps là les frigidaires étaient encore un luxe.     

On y descendait aussi prendre des Coca Cola ou de fraîches bouteilles de cidre brun mousseux typiquement tunisien. Et, des escaliers tordus, aux appartements branlants, on entendait scander le bruit des savates et des chaussures à hauts talons aiguille, qui montaient ou descendaient.

On y était heureux et joyeux à la HARA judéo tunisienne ! Le mal de vivre, le spleen et l'angoisse existentielle, sentiments propres à l'Europe Occidentale industrialisées étaient là-bas, pratiquement inconnus. L'idyllique y était réalité.     

1950: date de naissance de Miss Vanessa. On aime y associer, symboliquement, l'évènement culturel de révélation que fut en France, à la même année, la rencontre amoureuse du couple Serge Rezvani et Danièle Adenot.            Vanessa petite fille, était parmi les plus jolies, elle jalousait déjà les filles qui s'appelaient Danièle, Sonia ou Bernadette. Et ce, pour la plus simple raison que de tels noms contiennent la consonne «n», symbole de féminité et de sensualité. Combien de Danièles en effet, ont été de grandes chanceuses en Amour !

Extrait du Manuscrit:

«Le Port aux Rats»                               de Maria Lusato Mimouni

 

 

Le 24 / 08 / 94

... Ce jour début de ce que j'ai décidé d'appeler: “Journal / Compte rendu de route 94/95. . . “ le 17/08/94

     En cette fin d'août 1994, je pense aux plateformes de septembre 94, pour préparer la rentrée d'octobre 94/95, optique les 3 décennies à venir. Ecrire ce « journal » peut me permettre de faire le point, d'y voir plus clair dans mon cheminement, d'approfondir ma pensée.

     Je suis encore à Malakoff, à l'enseigne de « La Petite Auberge des 3 Frères » ou plutôt comme je dis maintenant, dans mon « laboratoire/ermitage/abbaye/auberge Notre Dame de la rue Chauvelot » à Malakoff. Je m'y étais installé fin 1992, me préparant pour une autre phase de ma vie, attendant des jours plus propices, pour me redéployer, aller plus loin...

J'essaye de trouver une autre énergétique, une articulation des différents axes de la vie, des différents moments de la journée. . . d'avoir des emplois du temps équilibrés... des phases de prière/méditation entre diverses activités, entre différents moments de la journée. . .

 Devant moi, différents courriers à envoyer dans un ordre spécifique... Selon « les Saints Principes de la Nouvelle Alchimie » du « Nouvel Humanisme » !

     J'établis des programmes de travail:

il me faut écrire des

articles/manuscrits/bulletins et autres recherches... étudier également et maintenant passer au stade attendu/prévu...

     Un petit quartier tranquille à Malakoff.. . Un cadre propice à la méditation que j'avais déjà évoqué dans un manuscrit: « Chez Saïd. Du côté de la rue Chauvelot », dont j'ai écrit la première partie et dont il me reste à jeter sur le papier la seconde.

     ... Dans ce « cahier de route » je compte y mettre des pensées au gré de mes déplacements dans les différents espaces/temps physiques et mentaux, des pensées ensuite à développer, fruits d'une lumière, d'une situation devant lesquelles il faut être disponible. .. « Saisir la balle au bond ».

     Là, j'écris dans la chambre, la porte ouverte sur « le petit jardin » où je vais de temps en temps méditer/prier.

     Je médite et prie également dans la chambre. De temps en temps je vais méditer/prier à l'Auberge ou bien y discuter avec des gens.

     Vaste tâche que cette entreprise. .. Mon ami Patrick pour sa part s'est attelé, spécifiquement à la même... Ni plus, ni moins que de réinterroger les bases/les fondements des différents axes de la pensée, de l'action humaine, dans une perspective de Re-Naissance, Co-Naissance, d'un nouvel Humanisme...

Nous préparons nos programmes intellectuels à cet effet. .. et nous pensons également à un autre stade professionnel...

     Ce n'est guère évident... Le poids du monde est lourd et au plus profond de soi-même il faut puiser l'énergie nécessaire.

     Articuler l'étude/l'écriture/les autres axes de la vie.

     En ce moment je lis des ouvrages sur l'hermétisme/l'ésotérisme/l'alchimie/la franc-maçonnerie,... , sur Thomas Merton,

et j'écris « des comptes rendus prospectifs à cet effet, visant à faire le point entre « la tradition et la modernité ». .

 

Différentes recherches en cours...

enracinées dans la vie.

 

Extrait du Manuscrit:

«Journal/Compte Rendu de Route»

de David de la Forge

 

 

« Paysages / Horizons de la France »

 

1. En France règne la chienlit, actuellement, comme l'aurait fait remarquer le fondateur de la Ve République. Loin des polémiques partisanes que chacun se base sur la volonté générale qui n'est pas la volonté de tous. Rappelons que le fondateur de la Ve République voulait rompre avec la politique des partis.

2. La gauche est définitivement battue. Elle devrait rejoindre l'UMP pour faire muter/transmuter la droite qui est encore hostile à l'esprit de la Ve République !

3. Humour dans l'esprit de la Ve République: faisons participer les salariés aux fruits des produits financiers.

Ainsi ils pourront mieux cotiser pour leurs retraites !

4. La montée de l'Islam en France, en Europe, va amener à réinterroger les bases religieuses/spirituelle du monde actuel. Il faut établir des ponts entre les diverses traditions/modernités religieuses pour aller plus loin, trouver l'universel.

5. Mettons à jour l'inconscient, le non-dit de l'extrême gauche trotskyste qui en fin de compte veut ré-inventer en pire l'ex Union Soviétique.

Ce serait la terreur permanente !

6. Il faut repenser les modalités de la démocratie représentative en prenant en compte les aspirations des citoyens et des citoyennes. Ainsi seront évités les débordements des partisans de la démocratie directe.

7. Le dialogue, la communication, ne sont pas la rhétorique sophistique, la polémique, la réunionite !

8. Le progrès techno/scientifique est disjoint du progrès social. Une nouvelle mentalité est nécessaire. C'est la France qui va amener cela au monde.

9. Encourageons, soutenons entre autres, M. le Premier Ministre, M. le Ministre de l'Intérieur, M. le Ministre de l'Education Nationale, M. le Ministre des Affaires Sociales, qui avec courage ont entrepris leur chemin de croix !

1O. Pierre Vinot,- ancien Président du Conseil Economique et Social, et fondateur de la socio économie - en 1957, dans un article écrivait:« C'est pendant qu'il n'y a pas de chômage qu'il faut y penser ». Il n'a pas été entendu. Aussi faut-il penser au long terme sans se noyer dans la gestion à court terme. Aujourd'hui il faut savoir gérer les réalités mais s'ouvrir au réel, dans cette époque de mutation.

ll. Si on reparlait d'expérimentation sociale comme cela est abordé dans   « Mon engagement pour la France » de M. Jacques Chirac. Amenons à la création de nouvelles PME/PMI. Cela est un thème cher à M. le Premier   Ministre J.P. Raffarin

12. Au niveau mondial tous les critères d'une décadence et d'un renouveau sont là: au niveau des moeurs, de l'organisation socio/politique... Une nouvelle conscience planétaire va émerger.

13. Sortons de la dualité public/privé... Tout un chacun s'il œuvre avec éthique accomplit une tâche de service public !

14. M. Le Premier Ministre J.P. Raffarin a envoyé sa lettre concernant l'explication de son projet de réforme de retraites aux citoyennes et aux citoyens. C'est bien. Il doit en être fait autant quand aux autres réformes envisagées: décentralisation, sécurité sociale, etc...

15. La véritable légitimité est celle de l'Esprit... Elle n'appartient à personne en particulier... L'Esprit est source de résistance vis à vis des légalités si celles-ci sont réductionnistes.

16. Pour une société du dialogue permanent, et non du psychodrame   permanent !...

17. Bonnes vacances et bonne rentrée !...

18. etc. ..                

Gérard Maraîcher 18/06/03

Vacances...

Vacuité, vacance, faire le vide prendre son temps, faire “la coupure”... Changer, momentanément ses habitudes.

Les vacances ne sont pas seulement une affaire de congés annuels, car tout le monde devrait en prendre. Les chômeurs, les précaires aussi, bien entendu... Même en restant à la maison, il faut savoir tout poser, se débrancher, déconnecter, tout remettre à plus tard...

La fermeture de la parenthèse issue de la résistance au nazisme ? La toute (im) puissance de la bulle financière et ses conséquences historiques ? La victoire du PFN sur le FN ?

L’impuissance des anciens outils de lutte , à peser désormais sur les évènements ?

Les quelques pistes actuelles de défrichage vers l’émergence d’un futur meilleur ?

La réflexion active attendra !

Décanter en jachère, laisser venir librement les idées, les associations, seul ou dans la conversation libre, mettre en jeu, pour le jeu, les mouvements désirants de son corps...

Ce sont les meilleures choses à vivre, avant de construire sa pensée, le moment venu...

A contrario, de la presse gauchiste des années 70, qui, l’été, n’accordait que trop peu de place au repos, je dirai ceci: IL FAUT SAVOIR BRONZER IDIOT!

Robin Goodfellow

 

 

Merci à Mariama pour sa collaboration.

                                                              Le claviste