PRE-FRAGMENTS N°7

Hiver 2003-2004

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En Guise d’Edito

         De même que la rosée du matin n’arrête pas le pèlerin, « Pré-Fragments » continue de tracer la route d’une nouvelle édification au niveau planétaire !...
         Discrètement, efficacement, loin des arènes médiatiques au service de la finance, « Pré-Fragments » contribue au développement d’un nouveau dire et d’un nouveau faire.
         Que cette nouvelle année voit se développer la dissidence positive et constructive et que le discrédit continue de s’abattre sur les fausses élites politiques, économiques, culturelles, etc…
         En retrait des tourbillons du vieux monde, mais au cœur/chœur des nouvelles perspectives pensons, agissons, édifions…
         Voilà.
         Dans le sillage de « Pré-Fragments » déniaisez-vous !...

- Jules Morille -

Epoque de rupture et de Repositionnement

Il y a une vingtaine d’années, nous avons connu le choc pétrolier… puis en 1991, ce fut la guerre du Golfe. Depuis le même laps de temps, le chômage s’est installé de façon durable dans les pays industriels.
Il y a eu la contre culture nord américaine dans les sixties… Les évènements de 1968 et les divers mouvements de libération…
On pourrait dresser un inventaire à « la Prévert » des différents évènements ayant secoué nos sociétés…
Le sens global échappe aux uns et aux autres… Nul n’a les outils pour décrypter le visible et l’invisible.
On parle d’époque planétaire, de globalisation, d’internalisation…
Nous vivons une société d’innovation permanente principalement au niveau technologique/scientifique… Pourtant progrès technique, progrès économique, progrès social ne sont guère conjugués…
En Occident, le chômage, la non-activité se sont installés de façon durable.
La seule façon de les résoudre véritablement c’est d’envisager un nouveau paradigme social au niveau global.
Nous vivons dans une grande époque de rupture, de repositionnement, de passage et d’accession. Toute la dimension humaine est à réaborder le lien social doit être redéfini.
C’est la fin d’un monde, et le début d’un autre.
Tout un chacun a à apprendre à se situer, à se repositionner, à réinterroger son passé pour envisager l’avenir. Rien ne sera donné, mais tout est à construire, quels que soient les efforts à fournir.
Nous vivons une époque de mutation / transmutation…

-    David de la Forge –

                                                                                27/02/96

Trouver son énergétique

Tout un chacun doit trouver son énergétique pour mener à bien les différentes tâches d’une journée. Il faut développer la rythmanalyse adéquate, alterner les phases d’action, de pensée, de repos, de méditation.
Tout commence déjà le matin, où il faut se préparer, bien charpenter sa journée, concevoir les différentes tâches à mener à leur terme, tout en laissant une place pour l’imprévu.
Ceci demande de la concentration, une connaissance de soi, un art de vivre. Il faut avoir beaucoup travaillé sur soi pour trouver son rythme dynamique propre.
Egalement ça renvoie à l’Ethique, à l’art de gérer son énergie en tous domaines de la vie.
Il faut retrouver une maîtrise de soi…
Trouver son énergétique, c’est pouvoir adéquatement faire face à toutes les situation, supporter les coups du sort.

-    David de la Forge –
07/03/96

D’une pierre deux coups !

Manifestations du FSE et FSL de Novembre 2003,
Le PS et les libertaires:  
renvoyés face à face dans la marge!

La manifestation Parisienne du FSE et du FSL aura donné un bien étrange spectacle. A priori cocasse, à bien  y réfléchir ce fut plutôt le spectacle d’une déconvenue! Cela faisait longtemps que les libertaires ne s’étaient pas retrouvés en queue de cortège.
En réalité d’après certains témoins, ayant assisté aux discussions préparatoires de la manif du Forum social Européen, les différentes boutiques incluant Attac, les cathos, le PC et le PS, l’extrême gauche trotskyste, ont décidés d’un commun accord que les libertaires du FSL devaient coûte que coûte être marginalisés de la manif et reléguées en queue de cortège. Pour y parvenir, le PCF et la LCR, ont décidés que ce serait le PS qui clôturerait le cortège du FSE, le laissant “seul” devant le cortège libertaire. Il va de soit que le PS, qui a pourtant eu la seule position claire vis à vis du Gourou Tariq Ramadan, allait devoir faire face quatre heures durant, en marchant à reculons tout en essuyant les tirs de canettes, à la colère libertaire, bien que ceux-ci ne soient pas censés demander des comptes à un parti pour lequel ils n’ont - théoriquement ?- jamais votés.
L’extrême-gauche et le PC, affairés à de future grandes recompositions communistes, ont réussi à faire d’une pierre deux coups, marginaliser les libertaires en les enfermant dans l’image qu’il est convenu médiatiquement de leur laisser et marginaliser le PS dans une attitude ridicule, en laissant faire le “sale boulot” par d’autres. Le PC et l’extrême gauche s’en sont frottés et lavés les mains, mettant tout de même leur propre service d’ordre en veille afin qu’il n’y ait pas d’évènement tragique, style lynchage, à déplorer. Après tout le PS était aussi partie prenante du FSE.

Jean Christophe Rollon

Poème de Marc LAUSERIE 

Silence

Je prie dans la chapelle obscure
Enchanté du silence paisible.
J’entends le nuage rire,
Est-ce un ange ?
Et le galop du soleil ombragé.
Qu’elle est lumineuse la chapelle dans la brume du soir.
J’entends tes pas au dessus de moi
 Femme de la ville
Tu rayonnes dans la nuit de tes jours

Plan de paix Palestine-Israël.

A Genève, des hommes et des femmes de la “société civile”, entrepreneurs et financiers aussi, Palestiniens et Israéliens, se sont retrouvés pour se mettre d’accord sur un plan de paix. Ce plan de paix ne peut que passer par la mise en place d’un développement économique capitaliste qui engloberait la région dans son ensemble, notamment vis à vis des ressources essentielles, telle que l’eau. Les factions obscurantistes, intégristes, Israélienne et Palestinienne ne sont évidemment pas d’accord avec cette démarche qui tend de part et d’autre à assurer leurs avènements respectifs à travers la haine et la guerre la plus archaïque. Les anticapitalistes doivent-t-ils cependant s’opposer à ce plan de paix basé sûr le développement économique, dans une économie capitaliste ? Rien n’est moins sur, car les factions ennemies qui se nourrissent de la guerre et de la haine depuis plusieurs années, pour prospérer, ne sont en rien porteuses d’une alternative au capitalisme lui-même, mais de la pire des régressions moyenâgeuses. S’opposer au plan de paix de Genève serait contribuer à renforcer les factions les plus obscurantistes des deux camps, qui doivent avant tout être marginalisées de la dynamique des deux peuples. En France, s’opposer au plan de paix, au nom de l’anticapitalisme, contribuerait une fois de plus à importer, sous couvert de soutien militant aux plus mécontents, ce conflit guerrier. Ce n’est que lorsque le développement capitaliste de la région sera ré-amorcé sur des bases englobant toutes les populations, que l’anticapitalisme débarrassé des tensions obscurantistes trouvera naturellement sa voie d’expression et de développement. Nous savions que les bourgeoisies Israéliennes et Palestiniennes, qui au delà du conflit, continuaient à se fréquenter étaient de plus en plus inquiètes quant à leur avenir économique dans la pérennisation du conflit. Sans aucun doute ces bourgeoisies sauront organiser leurs intérêts communs à travers un développement économique et commercial de toute la région. Jusqu’à maintenant, la situation empêchait par contre les syndicats de se regrouper à la base entre travailleurs palestiniens, immigrés, et Israéliens. Mais pour la première fois les intérêts de ces bourgeoisies se voient plus menacés par l’ascension de bourgeoisies obscurantistes de guerre, que par un syndicalisme internationaliste. Il faut parier sur le fait qu’à un développement capitaliste des bourgeoisies de toute la région, répondra naturellement la constitution de syndicalismes opposés aux intérêts des capitalistes à même de rassembler des travailleurs, chômeurs, précaires issus de toutes les populations. Bien sûr le plan de paix devra passer par la fin des injustices actuelles en matière d’apartheid citoyen, d’inégalité face aux ressources, d’occupation militaire sanglante et destructrice de territoires et quartiers populaires, et d’attentats aveugles, injustes et suicidaires. Lorsque les travailleurs pourront s’organiser au delà de leurs anciennes querelles, dans une dynamique sociale et anticapitaliste, alors la guerre actuelle sera loin derrière. Ce sera une toute autre histoire.

- Jean Christophe Rollon -

Celtic panic et gauchisme sexuel

Extrait chapitre 20 du manuscrit : « Le Port aux Rats » de Maria Lusato Mimouni

Nice Côte d’Azur. Fac de Lettres Carlone. . ..
Elle continua de fréquenter le milieu Universitaire, elle assistait toujours aux Cours, le temps passait, le no man’s land s’étirait à l’infini et les absurdités sexuelles des comportements en général continuaient de plus belle à proliférer.
            Elle eut le super-rôle de rectifier dans les mentalités générales, les plus grosses conneries sexuelles lourdes de conséquence, émises généralement parmi les étudiants par une poignée d’intellectuels frivoles et déboussolés.
On écoutait son bon sens simple et lumineux et on prenait vite leçon.
            Clandestinement, les aberrations de la Génération Libé furent combattues, rien que par la prise de parole…
En assistant régulièrement aux Cours de Lettres Modernes, elle fit la connaissance d’un charmant vieux Monsieur Irlandais, Airon, aux yeux de saphir et aux lèvres espiègles. Il avait dû être beau dans sa jeunesse, et à son âge, était constamment entouré de très jeunes filles. Il s’intéressa de suite à Vanessa, qui à son tour, ne fût pas si insensible à sa personne.
Pourquoi ne sortirait-elle pas avec lui après tout, même à son âge ?
            Et un jour cela se fit. Airon vint déposer au seuil de sa porte un beau bouquet de fleurs. Ensuite ils sortirent ensemble de part les rues de Nice. A vrai dire, elle était relativement contente mais pas vraiment.
            Lui l’aima sérieusement et lui dit être prêt à divorcer d’avec sa femme en Irlande pour pouvoir l’épouser. Mais elle, commençait déjà à ne plus vouloir. Cela ne lui plaisait pas tellement, surtout qu’à la fin, excédé et déçu, il se permit à son égard une réflexion assez réac pour l’époque.
Ce fut déterminant pour qu’elle rompe de suite avec le charmant Monsieur. Ils ne se revirent plus. Et par la suite, elle préféra le gommer complètement de ses souvenirs, en déchirant une à une toutes ses photos…
Au fur et à mesure qu’elle effeuillait ses marguerites, elle sentait d’une année à l’autre, le vide effroyable de la détresse se creuser davantage. Elle se retrouvait seule face à elle-même et personne ne pouvait rien faire pour elle.
Elle avait choisi donc elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même.
Elle aurait eu tant besoin de rencontrer sur sa route des personnes intelligentes et de bon conseil pouvant la guider dans son cheminement afin de lui donner un espoir. Rien ne changeait dans l’ambiance générale à Nice et elle devait par ses seules forces livrée à elle-même, faire ses preuves si elle le voulait, et avancer quand même. Devant un chemin pavé de la plus absolue des incertitudes…
Mais, au milieu de ce Néant sans fond, elle restait fleur bleue et idéaliste dans ses aspirations romanesques. Elle ne perdra jamais sa fraîcheur d’âme et son innocence de fond.
Elle aspirait à rencontrer tôt ou tard une âme semblable à la sienne.
Ainsi se jeta-t-elle à corps perdu dans la correspondance renouvelée avec le milieu carcéral.
Elle reçut de nombreux bulletins et ne se laissa déterminer que par des sentiments humanitaires.
            C’est ainsi qu’un article, venu des U.S.A, attira son attention par un fait divers effroyable : un détenu américain, Bob Red, avait été saisi par les flics à l’intérieur de sa prison, attaché en croix aux barreaux de sa cage et on l’avait laissé tel quel durant plusieurs jours dans le froid sans lui donner à manger. Elle se saisit vite de l’article et le passa à des camarades Français… L’un d’eux le fit paraître dans des Journaux Anars Anglais, qui en différèrent la parution, pour risque de déclenchement d’une émeute dans les prisons.
Elle laissa tomber tous les autres prisonniers et se concentra uniquement sur ce martyre, au supplice extrême. Elle lui écrivit, et il lui répondit quelques temps après, plein d’enthousiasme naïf envers cette charmante amie lointaine Française qui l’assistait si bien… Par la même occasion il lui envoya plusieurs de ses photos prises en prison en couleurs… Bien entendu qu’il tentait sa chance !
Lorsqu’elle regarda une à une ces photos, elle ne fût pas particulièrement emballée, de toute manière rien ni personne n’obligeait personne.
Elle avait déjà traversé pas mal d’enfers amoureux, mais il est vrai en pleine liberté. Et de ce point de vue, elle fit bien de ne jamais se marier…
Elle voulait avec un homme  la qualité et la quantité, deux choses très difficiles à obtenir sur sa route à elle, elle n’était pas la seule.
La difficulté croissante de la rencontre, avec l’époque et la crise des valeurs, rendait le Grand Bonheur de plus en plus difficile d’accès à de plus en plus de gens.

Bourses ou/et le Veau d’Or en superstructure 

         Un malin plaisir à accumuler des milliards sur le dos des « pris » dans la propagande pathologique du achetez les actions vous aurez l’argent facile ; se manifeste.
         Ces petits bourgeois allant au delà de leurs conditions s’offrent en écoutant les sirènes de ces milliardaires qui eux ont toutes les cartes à boursicoter en main ; car regroupés ce sont ces pervers qui changent en yoyo les cours.
         Problématique : tous gagnants sachant qu’eux seuls ces mafieux gagneront. En plus ces pourris se persuadent que c’est la manne de l’indicible.
         Oui, l’argent est sale nous enseigne le découvreur de la psychanalyse.
         Nous pourrons quand même nous étonner du à quoi ça rime cette accumulation, à transmettre de génération en génération ? Rien de plus éphémère, à devenir le bœuf de la grenouille, à ce môa, j’suis le plus fort, et… en grand malheur à écraser l’autre sadiquement le considérant comme sa proie, sa victime, jouissance du sadique, du pervers. Cette saleté monétaire moyen et jouissance de ce type de mégalomanie.
         Il est bon de leur rappeler, comme le précisait une amie : qu’un linceul n’a pas de poches…
         Pour certains, on ne pourrait jurer que sur ses couilles, maintenant que sur ses bourses.
         C’est toujours en avoir ou pas mais l’objet a changé.

24/11/03      6h du mat

- Rabbi VERDAD -

Nuit

Je suis rentré, cette fois, carrément de nuit.
Des vapeurs tout autour de moi, le long du canal. Mrmrlmlsxtqrmmrh… Mon cerveau fonctionne, je marche à cent à l’heure. J’ai l’impression d’avoir une force en moi qui me porte. Des inconnus m’aident. Grillage défoncé, d’inquiétantes branches entraquées à travers des barres rouillées. Un son sourd étrange, sur le pont sur le pont sur le pont sur le pont… de métal troué. Marche. Sons sourds. Que puis-je entendre dans cette nuit vide étrangement portée par cet arabe qui m’a offert du café, du whisky, de la bière et du vin. J’en croise un qui, après m’avoir regardé se met à chanter.
Echange(s) d’énergie / Hanches d’égérie,
mes jambes tremblent. Mon élan provient du bassin, de mon dos. Sons sourds     sourd   sourdingue. Croise la folie à côté du chiffre 9, sur un panneau de la Villette. Contourne une étrange demeure allumée, une étrange lueur. Chaises, petits meubles jouets pour enfants. La main sur la poignée, je tente d’ouvrir. Fermé. Un bouton métallisé juste à côté, je n’appuie pas.
Z’yeux rivés, sol, pas-roles après pas-drôles, le marocain (ou l’algérien) me parle. Il m’a écouté quelques minutes, m’a flatté. Je suis un ami, il a travaillé 24 ans comme ingénieur, je lui dis que je sais jouer aux échecs, ne connais pas de coups ou de suite de coups, ma force est ma résistance, ma capacité d’endurance.   .. Le rance me guette tout de même. Chiottes à la turc, je ne sais plus où est le bouton de la lumière, je termine dans le noir. Méchoui. Repose le papier toilette là où il était, gentil toutou bien sage, me rassois face à lui. Un équilibre dans son visage… calmement ravagé,    une ténacité. Ce n’est pas n’importe qui. A plusieurs reprises, il m’a demandé si je crois en Dieu (un temps…) après un temps… je laisse encore un peu passer un temps.Je ne sais pas ce que c’est, ni Dieu, ni croire en Dieu. Je lui réponds que non. Il insistera et reviendra sur la question. J’ai pu alors me montrer gêné. A vrai dire, j’offre l’image d’un comportement ultra catholique. Je le lui dis, enfin pas exactement. Une croyance en Dieu ou en le diable ou en une quelconque superstition concernant l’après mort, n’est pas mon moteur. Je n’ai pas vraiment froid, mais mon corps par moment grelotte ; c’est à moitié gelé au sol, un pas après l’autre.  
Je suis poursuivi par l’idée de la fragilité de l’autre, par l’amour que je suis capable de ressentir pour certains êtres humains, par le profond désir pour agir en faveur de la préservation de l’espèce à laquelle j’appartiens : le groupe des êtres humains. Ils s’entretuent perpétuellement. Certes, mais sans respect de la nature qui nous nourrit. Mais pour combien de temps encore ? Faut-il craindre notre extinction au point de s’éteindre, de ce contraindre à s’éteindre contraindre – eindre – s’éteindre s’étreindre trindre étreindre dre dre  cindreeindreettreindrereindrereindredescendretesreinsétreinttesrienahtien ? autiendesceindret’etreindre prématuré-ment.

Prématuré-ment   
Bonbon à la menthe
Sucre d’orge
Barbe à papa d’Alice
Céréales qui leurent
Dans tes épinards, mets du beurre
Si tu veux que le matin ta mobylette fasse Meuh
Que tu ne meurs sur le trottoir étranglé
Par l’éclat d’un pot de miel de grand-mère
Ou de grand-père Saddam explosé au petit matin

                                                                                   bleu chagrin.

Cyril Alata

Potins de la France

1./  M. Sarkozy dit souvent quíil est issu de líimmigration. Mais, il paraît que dans son pays díorigine -la Hongrie- il était PRINCE. Aussi, ses problèmes díinsertion níont rien eu à voir avec ceux des jeunes issus des cités des banlieues!... Monsieur Sarkozy il faut tout dire!... Rappelons également que son frère est une éminence du Médef !...

2./  M. Sarkozy, comme beaucoup de prétendants à la future élection présidentielle en France, devrait méditer sur la chanson de M. Charles Aznavour: "J'me voyais déjà, en haut de l'affiche". Rassurons les français, M. Sarkozy - comme bien d'autres "narcissisés" - ne sera jamais Président de la République Française! Arrêtons les délires!...

3./ C'est un secret de polichinelle, personne n'est plus dupe sur le fait que les politiques ne commandent plus à la finance, à l'économie!... On se demande à quoi ça sert d'aller voter!... En France le Medef fait ce qu'il veut...

4./ Si les médias sont devenus indépendants du politique, ils sont par contre complètement asservis aux annonceurs publicitaires qui bien sur sont au service du libéralisme.

5./ M. Tariq Ramadan islamiste a "chatouillé" ceux qu'il appelle dans ses écrits "Les intellectuels Juifs". Nous lui laissons la responsabilité de ses propos, mais nous signalons que ceux-ci ont bloqué l'évolution de la pensée en France, tout en développant du positif par ailleurs. Il y a quelques années, à leur propos, J. M. Domenach - ancien résistant- avait parlé d'une police juive de la pensée en France. Ces "intellectuels" (ce sont ceux qui se sont ainsi intitulés) ont su user des médias, mais n'ont plus grand-chose à dire dans l'époque actuelle.

6./ On parle d'antisémitisme en France quand par exemple des synagogues sont détériorées par des jeunes issus de l'Islam. Mais rappelons que les Arabes sont des sémites également! Aussi parlons d'actes antisémites commis par des sémites! De même que quand des gens de confession israélites vont jusqu'à dire que les chrétiens sont antisémites, rappelons que les premiers chrétiens étaient tous juifs !

7./ M. Sarkozy - pour gagner le vote islamique - veut introduire la discrimination positive, pour que des gens issus de l'immigration musulmane accèdent à des hauts postes dans l'Etat. Déjà en son temps, après l'élection de François Mitterrand, la gauche avait introduit le troisième tour de l'ENA pour d'anciens "militants". Le gouvernement de M. Jospin voulait faire un sous Sciences Po pour les jeunes de banlieues.

            Cela renvoie aux réalités communautaires nord-américaines, et ne règle en rien les inégalités de notre société où l'égalité des chances est véritablement à inventer. Ce n'est pas par le nivellement par le bas, mais c'est en tirant les gens vers le haut que l'on progressera.

8./ La laïcité à la française est un bon rempart contre les intégrismes religieux. Mais, sans tout mélanger, il faudra la repenser pour aller plus loin, chaque chose en son temps. Nous en reparlerons.

9./ Nous attendons toujours que M. Jacques Chirac actualise son programme: "mon engagement pour la France". Ca stagne après les premières mesures de bon sens que le gouvernement a prises. Il n'a pas eu de mal, le gouvernement précédent n'ayant rien abordé.

10./ La droite  vichyssoise collaborationniste est plus que jamais présente aux affaires. En France, ça saucissonne!... Aussi, plus que jamais: résistance, dissidence!...

11./ Quand le gouvernement va-t-il s'attaquer aux régimes spéciaux de retraite ?!...

12./ Rappelons que le libéralisme/capitalisme n'est pas inéluctable. Il ne s'agit pas de ré-inventer un collectivisme désuet, barbare.

13./ Avec M. Jean François Copé - porte parole du gouvernement - ça idiotise sur les médias!... Lui aussi maintenant s'est trouvé des ambitions politicardes... M. Rafarin, quand à lui, vise la présidence du Sénat, à terme, plutôt que de promouvoir de l'expérimentation sociale amenant à la création de PME/PMI "new look"... Ca vaudrait mieux que le RMA qui va créer un sous-prolétariat!...

15./ Encourageons M. F. Bayrou à persévérer dans la résistance...

16./ Etc...

Gérard Maraîcher - 14/12/03

Lettre de Frère Jean-Louis

                                                                                              Décembre 2003

                                               Bien cher frère,

Une petite carte pour répondre à tes dernières lettres. Je te souhaite une très bonne période d’Avent et que le Saint Esprit te conduise vers ton « petit port aux perles ».
         Non. Nous n’avons pas la possibilité de taper des textes sur ordinateurs, ni moi, ni ceux que je connais au p’tit déj.
Bien entendu, nous prions (entre autres au « chapelet ») pour nos intentions et celles que tu nous confies sont aussi portées dans les nôtres.
         Je pense qu’il n’y a pas nécessité de « mériter » les grâces de Notre Dame, nous ne sommes pas capables ni habilités pour en juger et je pense aussi que la Sainte Vierge distribue le plus largement, quelque puisse être notre «mérite !!»  éventuel. N’est-elle pas la mère de tout homme quel qu’il soit ? … refuge de tout pêcheur !..
         Il ne faut pas « mériter » les grâces mais, apprendre à les accueillir, accepter de les demander et de les recevoir..
         Je souhaite que le nouveau printemps qui germe en cette fin d’année va rejoindre chaque être vivant au plus intime de son âme.
         Le ciel est bleu, la mer est douce et calme, le vent gonfle nos voiles, il y a des étoiles…
         Je t’espère sur le pont à savourer.
         Bon vent.

Frère Jean-Louis - pèlerin de la nouvelle époque -

Poème de Marc LAUSERIE 

Soupirs

J’entends le souffle du désert
Un soupir de lassitude
Qui hante les mémoires
D’ici et d’ailleurs.
Il y a longtemps, heureux.
A cette heure
Je vois des larmes de sang
Couler de tes yeux.
Toi ! La femme qui a perdu un fils,
Ou un mari.
Ce jour  viendra-t- il ?
Où les hommes se serrent seulement la main.

Boulot et Alpha Roméo

Le frère de Tonio est concessionnaire « Alpha Roméo ».
De plus il a un garage.
On peut utiliser les prototypes
Et les voitures en réparation une fois qu’elles sont réparées.

Oui l’coup des veilleurs de nuit avec l’Alpha Roméo.
Il fallait assurer l’économique
A Romilly s/Seine
A 40 Kms de Troyes
on cherche deux veilleurs de nuit pour l’été pour la période de vacances dans un foyer de jeunes travailleurs
Nous prenons un alpha roméo dernier modèle et nous allons postuler
on est reçu par  le directeur.
Nous lui expliquons que  nous avons besoin de travailler.
Il nous demande si c’est bien vrai, eu égard à la voiture dehors au soleil.
Nous lui disons que ce n’est pas important,  qu’on en a d’autres, de la 2 CV au haut de gamme puisque le frère de Tonio a un garage et est concessionnaire alpha romoé.
Oui, Monsieur, pour nous ce n’est pas la possession, la propriété des objets qui importe, mais de pouvoir trouver et utiliser un objet quand c’est nécessaire.
Comme aux USA, où les gens se prêtent des baraques par exemples.
Puis Tonio lui dit qu’il étudie le Maya, et d’autres langues amérindiennes
moi je lui dis également ce que j’ai fait,  nous lui parlons d’Ostalux et d’autres planètes, etc…
Nous sommes rentrés à Troyes, et nous n’avons jamais travaillé à Romilly dans ce foyer.
Peut être que le Directeur n’avait pas compris que l’on avait vraiment besoin de travailler.
Mais nous  ne cherchions pas vraiment du travail.
Déjà en 1974  pour nous 1992 comme l’on dit aujourd’hui c’était déjà  avant-hier.

- Extrait du manuscrit : « Pré-épopée » de David de la Forge -

Irak et maintenant ?... janvier 04

Irak, de toute façon les USA pourraient partir.
L’arrestation de Saddam Hussein arrive à point nommé pour la politique de Bush en Irak. Mais nul ne sait à ce jour si cette arrestation va contribuer à faire significativement diminuer les actions de résistances anti américaines et anti étrangères, en Irak. Ces actions ne sont, en effet pas toutes d’origine baasiste. Il est vrai que ces actions répétées, ont un effet des plus désastreux sur le moral des troupes pro US.. Il est vrai que des désertions ont lieu, avec des actions en justice très militantes à prévoir contre la guerre de Bush, dans les mois à venir, aux USA. Il est vrai que plus le marasme perdure, plus la politique de Bush sera attaquée par les citoyens américains eux-mêmes, précisément au moment où pour renouveler le personnel militaire sur place, les USA devront envoyer de plus en plus de réservistes (qui accepteraient peut-être de se mobiliser si le territoire US était attaqué, mais pas dans cette guerre très controversée) servir de cibles inutiles aux auteurs des attentats. De toute façon, dans ce cas là, les USA pour maintenir la popularité de leurs dirigeants feraient comme ils l’ont toujours fait, au Viêt-Nam par exemple, où il y a eu de nombreux massacres de masse après le départ US. C’est à dire partir après avoir largement contribué à dévaster durablement en souffrances humaines, le terrain. Ils partiront, laissant l’Irak ravagé et les factions rivales et locales régler leurs comptes dans un bain de sang. Le pétrole inexploité, restant alors une réserve pour des jours meilleurs, bien plus tard.... A moins qu’ils ne se contentent de ne sécuriser que le pétrole. Certains pacifistes auront-ils alors à coeur de se réjouir de ce départ ? L’arrestation de Saddam Hussein va peut-être changer la donne. Ou la clarifier, en faisant monter les factions résistantes rivales au parti BAAS, par exemple, fondamentalistes.

- Jean Christophe Rollon -

TEMPETE DANS LES VOILES

Le port,  des voiles, des mâtures, telle une forêt, toute la flottille était là !

Du vent dans les voiles, un envol de voiles, vol à voiles, une armada de voiles dans le port !

Un bateau se profilait à l'horizon, était-il à voile, à vapeur ?

On allait bientôt le savoir. Il s'approchait, grossissait, un vent en poupe le faisait filer toutes voiles dehors.

Mais ses voiles étaient noires, son pavillon flottait, noir lui aussi, avec une tête de mort et deux tibias entrecroisés. Les Frères de la côte sans doute ?

Qui était-il ? Le Capitaine Crochet ? Racam le Rouge ? Barbe noire ? Et pourquoi pas Barbe Bleue ! Quelle Barbe !

Il fallait lever le voile sur ce vilain prédateur.

Dans le port, toutes les voiles se hissaient, toutes les planches à voiles se mobilisaient aux fins de défendre l'école de voiles et ces blanches toiles contre ce bateau pirate et ces épouvantables voiles noires et moi, je n'avais qu'une envie : mettre les voiles.

Cependant, je décidais de ne pas me voiler la face et l'observait à la longue vue.

Un foulard noué sur le crâne, un autre en bandeau cachant un oeil, un pilon remplaçant une jambe amputée, le corsaire était armé jusqu'aux dents, terrible ! Le danger était là, bien réel !

En cet instant, j'espérais la quiétude d'un couvent, enviant même le moment irréversible de la prise de voile, prise de tête.

Les sabords s'ouvraient, les canons tonnaient, tirant à boulets rouges sur le port et son école de voiles blanches, une alarme résonna stridente ...

...Le réveil matin n'en finissait pas de sonner.

- Et bien, dis-moi, c'est la croix et la bannière pour te réveiller !  Tu faisais un sacré cauchemar.. Tu prendras bien un petit croissant !

Signé : ULLYS

Vous avez dit Réformes 

         Ou le double langage s’épanouit dans la COM à se croire comme la grenouille plus manipulateur qu’efficace pris dans son dogmatisme.
         Car qui peut croire qu’en enrichissant les riches en prenant aux pauvres salariés ou exclus de leur droit au travail, nous vivrions mieux ?
         Là, il leur faut une grande couche de malhonnêteté et de crapulerie en gymnastique de discours des plus mensongers avec un ravalement à base de communications à nous faire gerber dans tous les sens.
         Et ça se veut donneurs de leçons, les voilà en voleurs de vie pris à leur propre piège : manipulations par la culpabilité en se faisant passer pour la France d’en haut pour la France d’en bas qui ‘en peut plus de leurs forfaitures.
         Car comment ces beaux messieurs en Medef réunis d’un gouvernement courroie de transmission peuvent croire en ce dit libéralisme qui n’est que de l’impérialisme à se faire jalouser par tous les dictateurs et autocrates.
         Nous avions l’état RPR y’a pas si longtemps, les voilà relookés les pantins du Medef tout en ayant la main sur le cœur en jurant qu’ils s’occupent de la France, pour quels intérêts ?
         Le costume du bien pour le Peuple commence à s’effilocher de toutes parts.
         L’équation : propagande aux discours mensongers + réalité avec réel décrypté= à une explosion à venir.
         Cette rigidité dogmatique de favoriser les dits gagnants de ce jeu de société de concurrence truquée va à coup sûr transformer le malaise en une possible transformation radicale pour autre chose à y bosser Toutes et Tous.
         Les réformes ne sont que des retours en arrière d’Août 1945, régressions moyenâgeuses avec comme moyen de les faire appliquer la culpabilité allant jusqu’au sacrifice dans l’acceptation de celui-ci.      

         Plus que Jamais : RESISTANCES

Rabbi VERDAD

ART R 31

Vos soleils de miel n’ont plus
L’assurance des jours précédents.
Vos cocons courroies
Sont dépossédés de leurs lanières.
Vos dents pubères, au bleu teint
Ne gravissent plus les onzièmes marches.
Vous, radins de vos jours comptés
Hédonistes comptables
De vos plaisirs administrés.
Vos contes rapiécés de faux
Sont usés
Et je chante le chagrin
De vos filmographies montées

Olivier