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18 mars 2009
Des milliers de familles ouvrières menacées
dans leur quotidien...
Les plans sociaux se multiplient. Le mouvement s'accélère.
la crise est un prétexte, elle a bon dos pour ceux qui anticipent
les dégraissage pour sauvegarder ou multiplier leurs profits. L'accélération
du processus va menacer très rapidement des dizaines de milliers
d'ouvriers et d'ouvrières, et donc leur familles. En effet nombre
d'entre elles peuvent vivre décemment grâce aux crédits
qu'elles ont sur le dos. crédit pour l'achat de la maison qu'ils
occupent, crédits pour la voiture et autres crédits. Ces
gens travaillent dur, à produire nombre de choses dont nous nous
servons usuellement, pour maintenir une existence matérielle décente
et offrir un avenir à leurs enfants. Comme leurs gains restent
minimums, ils sont obligés de composer avec des crédits
qu'ils faut rembourser. Des gens qui ne demandent qu'à vivre tranquille.
Ils sont maintenant attaqués de front.
Aux USA, il aura fallu huit années de Bushisme, pour que des centaines
de milliers de familles se retrouvent à la rue, expulsées,
"homeless", leurs anciennes maisons pourrissant et se dégradant,
personne ne voulant les acheter tellement il y en avait, pendant qu'ils
découvraient l'errance de la rue. Aux USA, cela a été
un processus lent. Barak Obama dit maintenant qu'ils faut redonner ces
maisons (dégradées car non habitées pendant longtemps)
à leurs anciens propriétaires dépossédés.
Quant on se prénomme Barak..
Mais trève d'humour. En Europe, en France, le processus ne va pas
s'étaler sur huit ans, il va être très rapide. Très
vite des centaines de milliers de familles vont se retrouver dans l'impossibilité
totale de continuer à payer ces objets du quotidien dont ils ont
l'usage. Maison qu'ils occupent, voitures avec lesquelles ils roulent
etc.. Que va générer cette impossibilité de payer
? Des expulsions, des restitutions, des saisies diverses ? Cette fois,
les "repreneurs", et autres expulseurs, véritables chacals
des temps modernes, avec leurs huissier et leur "justice" devront
faire face à des centaines de milliers de gens à qui c'est
arrivé en même temps. Il y a donc nécessité
de se regrouper et de faire face, avec la solidarité autour, pour
refuser toute expulsion, toute expropriation, toute saisie. Ces gens doivent
rester dans leurs maison et utiliser leurs objets du quotidien, à
titre gratuit. C'est une façon de battre monnaie et de remettre
un peu de justice sociale dans cette crise financière des limites
du capitalisme. La colère cumulée, et légitime, devrait
donner à ce rapport de force un tournant inattendu. Le gouvernement
et ses serviteurs choisiront-ils la confrontation et la force pour expulser
ces nouveaux et involontaires "mauvais payeurs" ? Il prendraient
un risque majeur. Quoiqu'il en soit cette résistance là
est de toute première importance et doit se préparer dés
maintenant. Qu'on se le dise.
Robert Fractal
06 mars 2009
Retour vers le futur ?
Nicolas Sarkozy avait annoncé, pendant sa campagne présidentielle,
son intention de liquider Mai 68. En fait, sans critiquer les aspects
négatifs de l'après 68 qui ont ouvert des brêches
aux ultra-libéraux pour s'y engouffrer, il s'avère que ce
sont précisément les aspects interessants, de 68 et de l'après
68, que liquide Nicolas Sarkozy. Le contrôle par le pouvoir présidentiel
de la télévision publique et la mise sous tutelle d'Etat
de la psychiatrie publique indépendante, sont deux exemple de retour
à l'avant 68, comme si rien ne s'était passé.
Le retour à l'avant 68 est donc une des actions réalisées
ou en voie de réalisation. Mais cela n'est pas tout. Nicolas Sarkozy
et ses amis s'attaquent et démantèlent les acquis du conseil
de la résistance (1947 à 1954) comme ceux des ordonnance
de 1945 pour la protection de la jeunesse (il est vrai que maintenant
tout jeune, tout enfant est un délinquant qui s'ignore). Nous nous
retrouvons donc structurellement parlant avant 1945. En pleine occupation
nazie, en pleine collaboration, du moins dans les valeurs d'Etat ? Ce
serait tentant et séduisant de le penser, mais un peu trop facile,
structurellement parlant. Bien que le fait, pour Nicolas Sarkozy, de prétendre
honorer la mémoire de Guy Môquet devant la jeunesse lycéenne,
est une façon inconsciente de dire qu'un bon jeune par ailleurs
communiste et résistant est un jeune, communiste et résistant,
mort. Avertissement donc à la jeunesse, l'héroïsme
résistant à la politique actuelle, peut avoir un prix élevé.
Il nous faut donc remonter encore plus loin. Si l'on démantèle
les acquis du conseil national de la résistance alors on démantèle
ceux de 1936. Mis en veilleuse pendant la seconde guerre mondiale.
Nous nous retrouvons donc actuellement et structurellement dans une ambiance
proche des années 30. Les années 30 qui furent marquées
par les conséquences de la crise de 29. Comme c'est curieux. Ces
années 30 qui virent monter les fascisme et se solidifier le socialisme
ou capitalisme d'Etat (affaire de point de vue) et qui bien sur, virent
la montée vers la guerre. Mais nous ne sommes plus dans cette ambiance
façonnée par cette culture de la brutalité que fut
la guerre de 14-18: il n'y a pas eu de guerre en Europe depuis longtemps.
Nous somme aussi dans une économie aux limites mondialisées
et la crise actuelle en est un ricochet de taille. Il y a donc trop de
variables nouvelles pour annoncer que nous n'en serions qu'à une
simple répétition de l'histoire. Les années 30 sans
le précédent d'une guerre de 14 et dans un capitalisme limité
dans son extension par la mondialisation elle-même, peut aussi ouvrir
une période ouvrant des voies à de nombreux possibles. Un
retour vers le futur en quelque sorte ?
Le Cardinal
06 février 2009
Elections présidentielles 2O12
Une semaine après la première grosse mobilisation nationale
contre les projets gouvernementaux, le président Nicolas Sarkozy
s'est exprimé sur nombre de sujets. Une tentative de communication
pour rassurer qui ne semble pas avoir rassuré. Lorsqu'un des journalistes
lui a parlé des élections de 2012, on a senti une très
nette émotion, presque une montée contenue de larmes. Il
a dit qu'il ne savait pas, que son poste était très fatiguant
et qu'il s'était donné 5 ans pour appliquer son programme
de réforme et pas au delà. Il semble dépassé
par l'ampleur des problèmes liés à la mondialisation
financière du capital. Il y a une usure, au moment ou la réforme
de Valérie Pecresse se voit très sévèrement
et avec une ampleur croissante contestée. Un an et demi après
que Nicolas Sarkozy se soit retrouvé au pouvoir, son autorité
de compétence est remise en cause à toute occasion et le
voilà presque réduit à l'impuissance. il y a de quoi
craquer. A l'heure ou nombreux sont ceux qui le voient réélu
en 2O12, il se pourrait donc qu'il jette l'éponge en ne se représentant
pas. Après tout il n'est pas du genre à s'exposer et se
tuer à la tâche pour rien. Le pouvoir il a vu. Il rêve
désormais à une retraite dorée loin des soucis. Jouir
enfin de l'existence comme ses amis milliardaires dont il a mesuré
le vrai pouvoir... Et puis pourquoi s'emmerder pour les "connards"
qui l'ont élu dés lors qu'il n'y a plus de confiance. cela
se comprend très bien.
A suivre donc.
Qui sera le prochain président de la république ?
Robert
31 janvier 2009
Menaces de mort contre Sarkozy sur l'internet
Lu dans le "courrier picard" du 30 Janvier 2009. Un type vient
de passer 24 heures de garde à vue, en attendant les poursuites,
après avoir menacé de mort, par e-mail, le président
de la république. Pas très malin compte tenu de la traçabilité
des messages sur internet. Sans doute aura-t-il cru qu'une lettre électronique
pouvait être encore être anonyme. En fait le type avait voté
aux deux tours des élections de Mai 2007 pour le candidat Sarkozy,
et, se sentant floué sur les formidables espoirs que l'heureux
candidat avait fait naître, sa rage n'avait plus de limites. Deux
ans avant ce type ne pouvait sans doute pas imaginer faire parti de ces
délinquants avec lesquels l'Etat allait en découdre. Il
est courant, en ce moment de croiser des gens très en colère
voire haineux contre le président. C'est toujours des gens qui
ont voté pour lui, croyant que le bonheur allait tomber de ciel.
Ceux qui avaient voté contre lui, ne sont aujourd'hui pas surpris
de ce qui arrive, ils avaient prévenu ! Ceux là pratiquent,
de plus en plus nombreux, une résistance basée sur un humour
corrosifs fait d'une bonne dose de dérision. Ils se préparent
aussi à la désobéissance massive. Ils n'en est pas
de même de nombre des déçus du Sarkozysme, ceux là,
de plus en plus nombreux aussi, ont la haine et la colère mauvaise.
On ne peut s'empêcher, néanmoins, de les blâmer. Pourquoi
donc reprochent-ils à Sarkozy d'avoir été élu,
cela s'étant fait grâce à eux ?
Ils ont voulu faire l'économie d'une réflexion, d'une analyse,
d'une implication dans la complexité. Ils ont voulu croire à
des discours enjôleurs ? Eh bien les voilà servis!
Ce serait trop facile qu'ils se revendiquent victimes d'un charlatan,
car ils l'ont alimenté, même s'ils faut reconnaître
que ce charlatanisme était très bien mené. Il l'est
moins de nos jours. Je dis ça par respect pour eux, je ne veux
pas trop les prendre pour des cons. Renvoyons donc l'aspirant régicide
et sa victime présidentielle, à moins que ce ne soit l'inverse,
dos à dos quant aux responsabilités de la situation. Il
n'est jamais trop tard pour changer. C'est valable pour le type: qu'il
arrête de croire aux politiciens et qu'il s'implique un peu plus
dans le collectif, il y a mille manières de le faire. C'est aussi
valable pour Sarkozy, qu'il n'oublie pas qu'il n'a pas été
élu sur le programme de droite dure qu'il pratique en ce moment,
mais sur une espérance sociale comme ultime recours pour déséspérés.
Qu'il prenne garde à ses anciens électeurs car s'ils restent
aussi immatures qu'ils le furent dans leur croyance, leur rage sera d'autant
plus ravageuse. Ils sont, en effet, nombreux à avoir acheté
des poupées vaudoues !
Robert
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