Encore, encore, quatre poèmes d’ABDER ZEG0UT
 issus du recueil “Le Village de mon enfance”
(actualisation Décembre 2006)


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Le Vagabond Céleste

 Sur la paume, le faucon déconne.
La voix du bon justifie.
Belle la liberté flottant sur nos rêves.
Après le combat, c'est la victoire,
Puis la démocratie se positionne.
Le pouvoir assassin emprisonne la colombe.
Alors naît le valeureux combat
Du peuple juste qui n'en finit pas de panser ses blessures,
Et c'est au tour de la corruption,
Le sort du peuple, un quotidien en pleurs.
Les chiens aboient sur les jeunes,
Les rebelles chantent la vérité.
Tragédie, génocide, les monstres assassinent,
Le sang de la jeunesse se répand
Sur le mensonge des traîtres.
La haine gonfle le bois de la langue
A la veille de l'ardente Liberté.
Tous réunis en assemblée constituante
De la clémence raisonnée,
L'échange des débats ouverts,
Le rêve égaré,
La lumière sur mon Algérie pleurant sur son peuple,
Ses mots sur son combat et sur son chant,
Que pourrais-je dire de plus ?
Ecrire encore des pages ?
Si ce lâche pouvoir cède devant le suffrage,
Il ne lui restera que la rage.
Ce jour-là la Vérité sera sans emballage
Et l'espoir renaîtra pour l'Algérie-image. 

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Pour la jeunesse Algérienne.
A la mémoire des jeunes kabyles assassinés
par la répression sanglante en Algérie
 

*A MON PAYS *

 Tombé dans les ténèbres du vampire,
Dans les rues, les pleurs.
Je connais ce peuple rebelle,
 Attaché aux valeurs, si combatif et courageux.
 Des vérités dans la raison,
Aux pas du combattant, le rebelle est là
Pour rappeler ce qui a été oublié.
Il parle à toutes les oreilles.
Un éclat kabyle retentit, et la vallée résonne...

   Voir ce peuple frondeur, quel plaisir !
dans le cœur de chacun,
      L'essence du mot véhicule l'Algérie.

 

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FAUSSE IMAGE

 L'enfant prodigue
Joue et pleure;
Sur ses pas, I'avenir. I
l rencontre une colombe,
Il lui parle de la paix,
Cette paix attendue.
On veut une vie
Plus libre, moins routinière,
Avec plus d'aisance,
Moins d'impôts, trop de biens
Dans les mêmes mains.
Bonheur de connaître le beau
Sans négliger la réalité,
Sa forme au diapason
De l'image erronée.
L'enfant pleure tout le temps.

 

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ENFANTS

 Qui va de l'avant
Verra un monde fou !
Le chat aime la nuit,
L'enfance est dans la rue,
Cri de la femme violée
Qui espère retrouver son chemin,
Pourtant, personne ne témoigne pour elle !
Le chien aboie après son ami,
L'enfant est présent partout.
Après l'école, avant le retour au foyer,
Entre enfants le silence domine,
Mais le calme n'est pas une habitude:
Ils jouent à se faire mal avec les mots
Qu'ils ont appris.
Et par les actes ils se font mal pareillement.
Moment d'insolence aussi !
Et comment conterai-je le charme
De ce beau village de l'enfance lointaine ?