Le village de mon enfance
Abder ZEG0UT est né à Ifigha, en Kabylie, où il
grandit entouré d'une famille qui lui opprend lo tolérance,
la droiture, I'indépendance de l'esprit, le devoir d'aider plus
malheureux que soi, I'amour de la France.
En Algérie, il o publié des chroniques régulières
dans des journaux quotidiens francophones: petites nouvelles douces-amères,
poèmes nostalgiques sur les joies et les affres de l'amour et
aussi des informotions fiscales et boursières.
A Paris, il est ce voyageur "sans papier aux cents papiers",
poéte impénittent à la parole intarissable dans
le ciel parisien, au regard d'enfant émerveillé qui recherche
son avenir et l'âme soeur.
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Ciel nuageux.......
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...terre brûlée |
Du même auteur:
Vivre pour l'Amour
La Flamme d'une Séduction
Le Regard
L'Amour de la Vie
Le Vagabond Céleste
Hommage Aux Chants
En cours de préparation:
Mimosa de Menton, Perle de France.
Pour tout contact: 06 68 64 40 55
ABDER ZEG0UT
RECUEIL DE POEMES
LE VILLAGE DE MON ENFANCE
ILLUSTRATION D'UN COMBAT
L'enfant pleure,
La mère est loin pour le consoler.
La vie le bouleverse,
Et les passants n'ont aucune pitié.
Le gendarme terrorise, Chantage, intimidation,
Le commerçant spécule.
Silence, le monde corrompu!
Ici, ailleurs, les gens subissent
Ni foi, ni loi, le représentant est au courant!
La justice en ballottage,
Tranche les affaires des pauvres,
Mais celles des généraux sont en suspens.
La main tendue aux vampires
Continue à sucer la moelle d'une nation exsangue !
BALLADE
Prendre place et s'ouvrir à l'univers!
Le sentiment est à la fois
Liqueur de miel,
Belles paroles,
Chant mélodieux.
Rendre l'espoir, pas seulement son fruit,
Le matin tôt ou Ie soir tard dans la nuit,
Des sens et des goûts,
Sourire enjôleur,
Regards rebelles,
Rythmes tapageurs
Qui redonnent courage !
ILS
Ils sont
Maussades comme l'oubli,
Au quotidien, des flashs d'ennui,
Ils se traînent au fil du jour vécu...
Ils sont Faibles, maigres rêves,
Vérité blessante, perdue,
Le mensonge les habite.
Aux pieds de leur lit bancal
Le corps glacé comme leur souffrance,
Tachante comme leur visage agressif,
Ils s'ignorent,
Ils se font,
Au bout d'un mot de lâcheté,
Indifférents aux autres visages,
A ces autres imbéciles,
Indifférents presque à eux même,
lls sont lâches, vidés de sens,
Fomentent les coups bas, une vie sombre
Par manque d'amour, leur présence défigure.
Le poète dans sa croisière verte
Célèbre la mélodie des mots.
LA FUITE EN AVANT
Dans un quotidien algérien
L'âme pleure ses jours,
Ni travail, ni vie sociale,
Les nuits font peur.
Les généraux vivent sans soucis,
Accaparant la richesse du sous-sol,
Fantôme dans un cabinet noir,
Le peuple en misère, Triste et insolite histoire,
Seul l'exil est un sauvetage.
Peur de l'âme,
Peur de l'autoritarisme aveugle,
En coulisse,
Crainte, peur aux tripes,
Pénible quotidien,
Système voué à l'échec,
Les généreux ne sont pas les généraux.
La jeunesse sans espoir,
L'exil est le seul souhait.
Partir sans jamais revenir...